PHRONESIS

Proposition de loi ordinaire

La création d’une carte famille ouverte dès le deuxième enfant

Chronologie

  1. 1ère lecture (1ère assemblée saisie)

  2. 17 février 2026

    1er dépôt d'une initiative.

  3. Travaux des commissions

  4. Travaux de la commission saisie au fond

  5. 17 février 2026

    Renvoi en commission au fond

  6. 25 février 2026

    Nomination de rapporteur

  7. 2 avril 2026

    Réunion de commission

  8. 1 avril 2026

    Dépôt de rapport

Scrutins liés

Aucun scrutin public lié à ce dossier. L'adoption d'un texte peut se faire à main levée, sans trace nominative.

Amendements

42 amendement(s).

  • 17·ARTICLE PREMIERSatisfait ou inopérant (42)
  • 19·ARTICLE PREMIER

    Cet amendement vise à inclure les enfants majeurs à charge, notamment en situation de handicap.

  • 18·ARTICLE PREMIERSatisfait ou inopérant (42)
  • 7·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:

    Par cet amendement de rapport le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter le sujet de la carte famille monoparentale. La monoparentalité concerne dorénavant 25% des familles français et 85% d'entre elles sont des mères isolées. Elles sont souvent plus précarisées, une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté et 41% des enfants de familles monoparentales sont pauvres. Pourtant elles sont près de la moitié à ne pas pouvoir bénéficier de la carte famille nombreuse ouverte à partir du deuxième enfant puisque pour 48% d'entre elles, seul un enfant vit au domicile. Ainsi, La carte famille nombreuse, même avec l'élargissement proposé à deux enfants, perpétue leur invisibilisation et échoue à reconnaître et améliorer les conditions de vies des parents isolées, surtout des mères, et de leurs enfants. C'est pourquoi en plus des changements structurels nécessaires à l'amélioration de leurs conditions de vie, comme l'accès au logement, au soin ou la lutte contre les inégalités, il est essentiel de mettre en place des dispositifs reconnaissant leur statut et permettant l'ouverture de nouveaux droits. La carte famille monoparentale permettrait de faire exister matériellement la catégorie de monoparentalité pour constituer la base de mesures spécifiquement dédiées dans les domaines du travail, du logement ou de la garde d'enfant. Ainsi, elle pourrait donner accès à des tarifs préférentiels ou à de la gratuité, dans les transports en commun, les services publics culturels et sportifs, mais aussi l'ouverture à des lieux et temps de répits et la priorisation pour l'accès aux modes de garde ou aux logements sociaux. Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter par cette demande de rapport le sujet de la carte famille monoparentale.

  • 1·ARTICLE PREMIER

    Le présent amendement des députés socialistes et apparentés vise à garantir un accès effectif aux avantages de la carte famille sur l'ensemble du territoire national. Si certains territoires sont, de fait, exclus des avantages liés au réseau ferroviaire, en particulier les territoires ultramarins, il convient de veiller à ce que les autres avantages, notamment culturels et sportifs, soient suffisamment développés et accessibles afin de compenser ces spécificités territoriales. Cet amendement prévoit ainsi que l'UNAF (Union nationale des associations familiales) garantisse un déploiement des partenariats commerciaux sur l'ensemble du territoire, afin que toutes les familles, quel que soit leur lieu de résidence, puissent bénéficier des avantages de la carte famille.

  • 16·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Gage
  • 9·ARTICLE PREMIER

    Cet amendement traduit une préoccupation légitime exprimée par l'Unaf qui souligne la nécessité de maintenir la coexistence de deux cartes : une carte "famille" ouverte dès deux enfants et la carte "familles nombreuses" telle qu'elle existe actuellement. Avec cette disposition, il s'agit d'une part de s'assurer que les avantages ouverts actuellement par la carte "familles nombreuses" ne seront pas réduits et d'autre part, d'éviter que les conventions passées avec les partenaires commerciaux soient systématiquement revus pour a minima intégrer la nouvelle dénomination.

  • 5·ARTICLE PREMIER

    Cet amendement de repli du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction de 15% aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel permet à des partenaires conventionnés, majoritairement des entreprises privées de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, la liberté accordée aux entreprises privées de fixer elles-mêmes le seuil de ces réductions débouche sur des situations absurdes où Costco, chaîne de distribution alimentaire basée sur le gros, offre gracieusement « un poulet rôti pour toute nouvelle adhésion » et où des entreprises proposant des séjours linguistiques coutant plusieurs centaines d'euros font cadeau de très faibles - 5%. Comment croire à une amélioration significative du pouvoir d'achat des familles ? Ainsi, par respect pour les bénéficiaires de la carte et pour promouvoir un dispositif qui ne soit pas une simple plateforme de publicité déguisée pour ces entreprises il est nécessaire d'instaurer un seuil plancher de réduction. C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction de 15% aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse.

  • 10·ARTICLE PREMIER

    Selon les auteurs de cet amendement, il convient que le décret visant à définir les modalités de mise en œuvre de la carte famille soient, à tout le moins, prises après avis de l'Unaf.

  • 8·ARTICLE PREMIER

    Le présent amendement vise à tenir compte des débats intervenus lors de l'examen en commission. Il est ainsi précisé que l'Unaf doit veiller à ce que les avantages commerciaux négociés auprès d'entreprises privées ou d'établissements publics soient réellement intéressants pour les familles d'un point de vue économique. En outre, elle doit s'employer à négocier des avantages commerciaux sur l'ensemble du territoire français, et notamment dans les territoires d'outre-mer. Enfin, ces réductions tarifaires devront également tenir compte des spécificités des familles monoparentales.

  • 4·ARTICLE PREMIER

    Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction de 20% aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel permet à des partenaires conventionnés, majoritairement des entreprises privées de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, la liberté accordée aux entreprises privées de fixer elles-mêmes le seuil de ces réductions débouche sur des situations absurdes où Costco, chaîne de distribution alimentaire basée sur le gros, offre gracieusement « un poulet rôti pour toute nouvelle adhésion » et où des entreprises proposant des séjours linguistiques coutant plusieurs centaines d'euros font cadeau de très faibles - 5%. Comment croire à une amélioration significative du pouvoir d'achat des familles ? Par respect pour les bénéficiaires de la carte et pour promouvoir un dispositif qui ne soit pas une simple plateforme de publicité déguisée pour ces entreprises il est nécessaire d'instaurer un seuil plancher de réduction. C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse.

  • 15·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
  • 3·ARTICLE PREMIER

    Par cet amendement d'appel le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter le sujet de l'insuffisante inclusion des établissements culturels et sportifs publics dans le dispositif de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel de la carte famille nombreuse permet à des partenaires conventionnés de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, d'un côté ces partenaires sont majoritairement des entreprises privées et de l'autre lorsqu'ils sont publics les établissements culturels sont en grande partie situé à Paris. Les partenariats proposés sont donc inefficaces pour lutter contre les inégalités d'accès à la culture et au sport alors que la Défenseure des droits et le Défenseur des enfants constataient que « l'accès des enfants au repos et aux loisirs, aux activités sportives, culturelles et artistiques est loin d'être effectif pour de nombreux enfants ». Les tarifs réduits sont un dispositif de financement public permettant efficacement de réduire ces barrières d'accès et de promouvoir la culture et le sport. Ainsi, nous appelons les établissements publics culturels et sportifs sur l'ensemble du territoire à proposer systématiquement des tarifs réduits pour les détenteurs de la carte famille et le Gouvernement à compenser ces tarifs sociaux afin de permettre leur mise en place dans le plus grand nombre d'établissements. C'est pourquoi cet amendement souhaite souhaite porter le sujet de l'insuffisante inclusion des établissements culturels et sportifs publics dans le dispositif de la carte famille nombreuse.

  • 2·ARTICLE PREMIER

    Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à garantir que les familles monoparentales puissent bénéficier des avantages de la carte famille. L'accès à ces avantages, indépendamment de la structure familiale, constitue un enjeu social majeur, particulièrement dans les territoires ultramarins où les familles monoparentales représentent une part importante de la population : plus d'une famille sur deux en Martinique (54%) et en Guadeloupe (52%), 47% en Guyane et 39% à La Réunion. Il s'agit de veiller à ce que le dispositif tienne compte de cette réalité.

  • 6·ARTICLE PREMIERCharge
  • 14·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
  • 13·ARTICLE PREMIER

    Le groupe Ecologiste et social appelle par cet amendement, à ce que les réductions octroyées par les partenaires commerciaux, dans le cadre de la carte famille, soient substantielles et non symboliques. Un seuil de 20% est ici proposé. En effet, il apparaît trop souvent que les promotions liées à la carte famille nombreuse sont négligeables. Cet amendement reprend une proposition formulée par le groupe La France Insoumise en commission Affaires sociales.

  • 11·ARTICLE PREMIERCharge
  • 12·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS23·ARTICLE PREMIERRejeté

    Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel permet à des partenaires conventionnés, majoritairement des entreprises privées de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, la liberté accordée aux entreprises privées de fixer elles-mêmes le seuil de ces réductions débouche sur des situations absurdes où Costco, chaîne de distribution alimentaire basée sur le gros offre gracieusement « un poulet rôti pour toute nouvelle adhésion » et où des entreprises proposant des séjours linguistiques coutant plusieurs centaines d'euros font cadeau de très faibles - 5%. Comment croire à une amélioration significative de leur pouvoir d'achat ? Ainsi, par respect pour les bénéficiaires de la carte et pour promouvoir un dispositif qui ne soit pas une simple plateforme de publicité déguisée pour ces entreprises il est nécessaire d'instaurer un seuil plancher de réduction. C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse.

  • AS21·ARTICLE PREMIERAdopté

    Le présent amendement vise à augmenter le recours à la carte famille pour garantir aux familles le bénéfice effectif de ce droit. Le taux de recours à la carte famille nombreuse existante est extrêmement faible : à peine 20 %, avec 377 000 foyers bénéficiaires sur 1,7 millions d'éligibles en 2024. La méconnaissance du dispositif et la complexité de la démarche semblent expliquer ce faible recours. Les familles éligibles doivent en effet procéder à une demande sur le site de la CAF pour recevoir leur carte, procédure dont elles ont rarement connaissance. Pour garantir l'effectivité de ce droit, il convient de faciliter l'attribution de la carte. Le présent amendement propose donc que l'éligibilité à cette carte soit vérifiée par la CAF dès lors qu'est versée une prestation sociale à un foyer, pour favoriser les démarches dites d'aller vers.

  • AS20·ARTICLE PREMIERAdopté

    Le présent sous-amendement vise à étendre le bénéfice de la carte famille aux transports publics collectifs urbains et non urbains organisés par la région, au-delà des seuls transports ferroviaires. Pour aider en particulier les familles vivant dans le rural sans être connectées à un réseau ferroviaire ou dans des villes sans métro ni tramway, il importe de leur garantir également des avantages tarifaires. Dans le contexte actuel de choc pétrolier, offrir des alternatives moins onéreuses à la voiture thermique est une priorité à la fois sociale, environnementale et géostratégique. Pour respecter le principe de libre administration, le présent amendement laisse aux collectivités concernées le soin de fixer les montants de ces réductions. La perte de recettes qu'elles connaîtraient sera compensée par l'État.

  • AS22·TITRESous-amendement (98)
  • AS19·ARTICLE PREMIERAdopté

    Cet amendement de rédaction globale vise à améliorer la rédaction de la présente proposition de loi. Sans modifier le fond du dispositif, l'amendement clarifie l'insertion de la carte famille dans le code de l'action sociale et des familles, et prévoit explicitement la distinction entre les tarifs sociaux pour les transports ferroviaires et les avantages commerciaux octroyés par les enseignes partenaires du réseau. Il pose le principe d'un maintien de la progressivité des tarifs sociaux en fonction du nombre d'enfants dans les transports ferroviaires. Enfin, il précise le contenu du décret d'application.

  • AS12·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement vise à inclure les enfants majeurs à charge, notamment en situation de handicap.

  • AS18·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Retiré

    Le taux de recours aux dispositifs de carte famille et de carte famille nombreuse demeure insuffisant, alors même que ces dispositifs bénéficient d'une forte adhésion lorsqu'ils sont connus. Ce sous-recours s'explique en grande partie par un déficit d'information des publics concernés. Le présent amendement vise à identifier les leviers permettant d'améliorer la diffusion de l'information, en s'appuyant notamment sur les canaux existants de l'administration fiscale et des organismes de sécurité sociale.

  • AS13·TITRERetiré

    Cet amendement d'appel vise à élargir la portée du dispositif à l'ensemble des familles avec un ou plusieurs enfants.

  • AS10·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS17·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Rejeté

    Amendement d'appel. L'article L. 2151‑4 du code des transports prévoit l'octroi de réductions tarifaires au bénéfice des familles nombreuses dans le transport ferroviaire. Cependant, ces dispositions ne sont aujourd'hui mises en œuvre que par la SNCF. Dans un contexte d'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, cette situation crée une rupture d'égalité entre usagers et fragilise l'effectivité d'un droit pourtant inscrit dans la loi. Les conditions d'application de cet article appellent l'intervention de mesures réglementaires. Or, le décret nécessaire à leur mise en œuvre n'a, à ce jour, pas encore été pris. Le présent amendement vise à appeler le Gouvernement à expliquer les raisons pour lesquelles cet amendement n'a pas été pris, et à préciser les mesures ainsi que le calendrier envisagés pour garantir l'application effective de ces dispositions à l'ensemble des opérateurs.

  • AS14·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS16·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS9·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement vise à réserver le bénéfice de la carte famille aux familles dont au moins l'un des titulaires de l'autorité parentale est de nationalité française. Dans un contexte budgétaire, économique et social dégradé, il convient de concentrer les dispositifs de politique familiale sur les familles françaises et de veiller à ce que la solidarité nationale ne constitue pas un facteur d'appel à l'immigration. Le principe de priorité nationale est ainsi défendu.

  • AS15·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement d'appel précise que la progressivité du dispositif s'applique dès le premier enfant.

  • AS8·ARTICLE PREMIERRetiré après publication

    Cet amendement de repli vise à réserver le bénéfice de la carte famille aux familles françaises ainsi qu'aux familles étrangères dont au moins l'un des titulaires de l'autorité parentale justifie de cinq ans de résidence régulière en France. La solidarité nationale ne saurait constituer un facteur d'appel à l'immigration. Il est légitime que les dispositifs de politique familiale bénéficient en priorité aux familles qui contribuent durablement à la vie de la nation.

  • AS11·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS4·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de 20 % réduction aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel permet à des partenaires conventionnés, majoritairement des entreprises privées de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, la liberté accordée aux entreprises privées de fixer elles-mêmes le seuil de ces réductions débouche sur des situations absurdes où Costco, chaîne de distribution alimentaire basée sur le gros offre gracieusement « un poulet rôti pour toute nouvelle adhésion » et où des entreprises proposant des séjours linguistiques coutant plusieurs centaines d'euros font cadeau de très faibles – 5 %. Comment croire à une amélioration significative du pouvoir d'achat des familles nombreuses grâce à ces réductions ? Ainsi, par respect pour les bénéficiaires de la carte et pour promouvoir un dispositif qui ne soit pas une simple plateforme de publicité déguisée pour ces entreprises il est nécessaire d'instaurer un seuil plancher de réduction. C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'instaurer un seuil plancher de réduction aux entreprises privées partenaires de la carte famille nombreuse.

  • AS3·ARTICLE PREMIERTombé

    Par cet amendement le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite inclure les établissements culturels et sportifs publics dans le dispositif de la carte famille nombreuse. Le dispositif actuel de la carte famille nombreuse permet à des partenaires conventionnés de proposer des réductions aux détenteurs de la carte famille nombreuse. Cependant, ces partenaires sont pour la plupart des entreprises privées et les établissements publics culturels présents sont majoritairement situés à Paris. Les partenariats proposés sont donc inefficaces pour lutter contre les inégalités d'accès à la culture et au sport alors que la Défenseure des droits et le Défenseur des enfants constataient que « l'accès des enfants au repos et aux loisirs, aux activités sportives, culturelles et artistiques est loin d'être effectif pour de nombreux enfants. ». Les tarifs réduits sont un dispositif de financement public permettant efficacement de réduire ces barrières d'accès et de promouvoir la culture et le sport. Ainsi, nous proposons que les établissements publics culturels et sportifs sur l'ensemble du territoire proposent systématiquement des tarifs réduits pour les détenteurs de la carte famille. Pour des questions de recevabilité financière cet amendement propose que la démarche vienne des établissements publics volontaires cependant nous appelons le Gouvernement à compenser ces tarifs sociaux afin de permettre leur mise en place dans le plus grand nombre d'établissements. C'est pourquoi cet amendement souhaite inclure les établissements culturels et sportifs publics dans le dispositif de la carte famille nombreuse.

  • AS6·ARTICLE PREMIERCharge
  • AS5·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Rejeté

    Par cet amendement de rapport le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter le sujet de la carte famille monoparentale. La monoparentalité concerne dorénavant 25 % des familles français et 85 % d'entre elles sont des mères isolées. Elles sont souvent plus précarisées, une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté et 41 % des enfants de familles monoparentales sont pauvres. Pourtant elles sont près de la moitié à ne pas pouvoir bénéficier de la carte famille nombreuse ouverte à partir du deuxième enfant puisque pour 48 % d'entre elles, seul un enfant vit au domicile. Ainsi, la carte famille nombreuse, même avec l'élargissement proposé à deux enfants, perpétue leur invisibilisation et échoue à reconnaître et améliorer les conditions de vies des parents isolées, surtout des mères, et de leurs enfants. C'est pourquoi en plus des changements structurels nécessaires à l'amélioration de leurs conditions de vie, comme l'accès au logement, au soin ou la lutte contre les inégalités, il est essentiel de mettre en place des dispositifs reconnaissant leur statut et permettant l'ouverture de nouveaux droits. La carte famille monoparentale permettrait de faire exister matériellement la catégorie de monoparentalité pour constituer la base de mesures spécifiquement dédiées dans les domaines du travail, du logement ou de la garde d'enfant. Ainsi, elle pourrait donner accès à des tarifs préférentiels ou à de la gratuité, dans les transports en commun, les services publics culturels et sportifs, mais aussi l'ouverture à des lieux et temps de répits et la priorisation pour l'accès aux modes de garde ou aux logements sociaux. Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter par cette demande de rapport le sujet de la carte famille monoparentale.

  • AS7·ARTICLE PREMIERTombé

    Le présent amendement vise à augmenter le recours à la carte famille pour garantir aux familles le bénéfice effectif de ce droit. Le taux de recours à la carte famille nombreuse existante est extrêmement faible : à peine 20 %, avec 377 000 foyers bénéficiaires sur 1,7 millions d'éligibles en 2024. La méconnaissance du dispositif et la complexité de la démarche semblent expliquer ce faible recours. Les familles éligibles doivent en effet procéder à une demande sur le site de la CAF pour recevoir leur carte, procédure dont elles ont rarement connaissance. Pour garantir l'effectivité de ce droit, il convient de faciliter l'attribution de la carte. Le présent amendement propose donc que l'éligibilité à cette carte soit vérifiée par la CAF dès lors qu'est versée une prestation sociale à un foyer, et son attribution facilitée le cas échéant.

  • AS2·ARTICLE PREMIERTombé

    Selon les auteurs de cet amendement, il convient que les modalités de mise en œuvre de la carte famille soient, à tout le moins, prises après avis de l'Unaf.

  • AS1·ARTICLE PREMIERTombé

    Afin de garantir la qualité des partenariats et leur adéquation aux besoins des familles, les auteurs de cet amendement proposent que soit précisé que l'Union nationale des associations familiales sera en charge de proposer les conventions à conclure.