PHRONESIS

Proposition de loi ordinaire

Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique

Chronologie

  1. 1ère lecture (1ère assemblée saisie)

  2. 4 février 2026

    1er dépôt d'une initiative.

  3. Travaux des commissions

  4. Travaux de la commission saisie au fond

  5. 4 février 2026

    Renvoi en commission au fond

  6. 11 février 2026

    Nomination de rapporteur

  7. 11 février 2026

    Réunion de commission

  8. 24 février 2026

    Réunion de commission

  9. 25 mars 2026

    Réunion de commission

  10. 24 février 2026

    Dépôt de rapport

  11. Discussion en séance publique

  12. 26 mars 2026

    Discussion en séance publique

  13. 26 mars 2026

    Discussion en séance publique

  14. 26 mars 2026

    Décision adoptée

  15. 1ère lecture (2ème assemblée saisie)

  16. 26 mars 2026

    Dépôt d'une initiative en navette

  17. Travaux des commissions

  18. Travaux de la commission saisie au fond

  19. 26 mars 2026

    Renvoi en commission au fond

Scrutins liés

Amendements

52 amendement(s).

  • 16·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
  • 15·ARTICLE PREMIERRetiré après publication

    Le présent sous-amendement vise à garantir que l'ensemble des organisations professionnelles agricoles puisse être représenté. Il est essentiel d'assurer une représentation inclusive de toutes les organisations professionnelles agricoles, quelles que soient leurs pratiques ou leurs modes de production. Les enjeux liés à l'urbanisme – qu'il s'agisse de l'accès au foncier, des conflits d'usage ou de la viabilité des exploitations – concernent l'ensemble du monde agricole.

  • 13·ARTICLE 2Rejeté

    Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement l'usage des moyens de protection des cultures (tels que les tours antigel, ventilateurs, canons anti-grêle ou systèmes de brumisation pour le bétail) dont l'efficacité dépend d'une activation immédiate, souvent nocturne, lors d'épisodes climatiques critiques. Actuellement, l'article 2 se concentre sur la modification des horaires d'activité. Or, le changement climatique multiplie les épisodes de gel tardif ou de canicule extrême, imposant le recours à des équipements mécaniques bruyants mais vitaux pour les exploitations. Sans une protection législative claire, l'agriculteur s'expose à des poursuites pour nuisances sonores alors même qu'il agit pour sauver son outil de travail et garantir notre souveraineté alimentaire. Il s'agit donc de préciser que l'usage de ces équipements, dès lors qu'il est dicté par l'urgence climatique, fait partie intégrante de l'exercice normal de l'activité agricole et ne peut être considéré comme un trouble anormal de voisinage.

  • 11·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté

    Le changement climatique transforme profondément les conditions d'exercice du travail agricole. Le baromètre CLISEVE Agri France 2026 montre que le climat est devenu la première source de pénibilité déclarée, loin devant l'effort physique. Au-delà des effets sur la santé, il met en évidence le risque de fragilisation de l'attractivité des métiers : 47 % des salariés et saisonniers estiment que la chaleur peut constituer un motif de renoncement, tandis que 26 % des exploitants, entrepreneurs et encadrants envisagent d'arrêter ou de changer d'activité d'ici cinq ans en raison du changement climatique. Des solutions existent et doivent être généralisées. L'adaptation des horaires est un levier parmi d'autres, par exemple le développement d'équipements adaptés (zones d'ombre, accès continu à l'eau, espaces de récupération au frais), et l'accompagnement en matière de formation et de prévention. Par ailleurs, si le changement climatique est observé dans l'ensemble du territoire, ses manifestations varient selon les régions. Cette diversité justifie une analyse territorialisée des réponses à apporter. Le présent amendement vise ainsi à doter le Parlement d'une évaluation complète et régionale des modalités d'adaptation du travail agricole aux effets du changement climatique, afin d'éclairer les choix publics à venir et de dépasser une approche limitée à un seul paramètre d'organisation.

  • 9·ARTICLE PREMIERRejeté

    Le présent amendement vise à compléter le dispositif adopté par la commission, qui élargit les acteurs consultés lors de l'élaboration des documents d'urbanisme, en y intégrant explicitement les organisations professionnelles représentatives de l'agriculture biologique à l'échelle régionale ou départementale. Les exploitations biologiques sont particulièrement sensibles aux décisions d'urbanisme, notamment en matière de fragmentation du foncier, de risques de contamination ou de conflits d'usage. Elles contribuent par ailleurs directement à plusieurs objectifs poursuivis par les SCoT et les PLU, tels que la préservation des ressources naturelles, la protection de l'eau, la continuité écologique, la qualité paysagère ou la transition agroécologique, ce qui justifie leur association à la phase d'élaboration de ces documents. Les chambres d'agriculture assurent une représentation générale des filières. Toutefois, les spécificités propres à certaines d'entre elles, notamment l'agriculture biologique, peuvent ne pas toujours être pleinement reflétées dans l'expression des positions consulaires. À cet égard, le rapport de la Cour des comptes d'octobre 2025 relève des évolutions dans l'organisation et l'allocation des moyens au sein de certaines chambres susceptibles de fragiliser la prise en compte des enjeux propres à l'agriculture biologique. Dans ce contexte, la consultation des organisations professionnelles représentatives de l'agriculture biologique permettrait de garantir une expression plus complète et structurée des enjeux propres à ces exploitations, sans remettre en cause le rôle des chambres d'agriculture. Elle contribuerait ainsi à enrichir l'élaboration des documents d'urbanisme et à prévenir, dès l'amont des procédures, les risques de difficultés ou de conflits, participant ainsi à une meilleure sécurisation des projets.

  • 14·ARTICLE 1ER BISRejeté

    Cet amendement vise à compléter l'obligation d'information de la chambre d'agriculture en prévoyant qu'elle informe non seulement l'organisme de défense et de gestion mentionné à l'article L. 642-17, mais également les organisations professionnelles agricoles. L'objectif est de garantir que l'ensemble des acteurs représentatifs du monde agricole soit tenu informé des projets ou documents d'aménagement ou d'urbanisme susceptibles de réduire les surfaces affectées à des productions sous signe de qualité et d'origine. Cette précision permet d'éviter toute situation dans laquelle certaines organisations ne seraient pas informées et assure ainsi une meilleure circulation de l'information, une plus grande transparence et une représentation complète des intérêts agricoles concernés.

  • 12·ARTICLE 2Non soutenu

    Cet amendement vise à élargir les possibilités d'adaptation des horaires d'exercice au-delà de la seule prise en compte du changement climatique, afin d'intégrer des objectifs agronomiques et environnementaux. Cet élargissement permet de mieux concilier les exigences de production avec la préservation des écosystèmes, en autorisant des ajustements d'horaires pour faciliter des pratiques culturales respectant les équilibres naturels. Ainsi, il sera possible de décaler certaines interventions pour éviter par exemple le fauchage en journée lors des périodes d'activité des pollinisateurs, ou encore réaliser l'irrigation en tout début de matinée qui est un moment plus opportun afin d'accroître l'efficacité et mieux maîtriser la consommation d'eau. En offrant cette souplesse, le présent amendement contribue à promouvoir des pratiques agricoles plus durables, adaptées aux contraintes biologiques et climatiques, tout en préservant la compétitivité des exploitations. Tel est l'objet de cet amendement travaillé avec la Fédération nationale des producteurs de lait, la Confédération nationale de l'élevage et des organisations de protection de l'environnement.

  • 10·ARTICLE 2Rejeté

    Le présent article vise à permettre aux exploitants d'adapter les horaires de travail aux effets du changement climatique, afin de préserver la qualité des récoltes et de protéger la santé des travailleurs. Toutefois, l'évolution rapide et répétée des contraintes climatiques invite à encadrer cette faculté d'adaptation afin d'éviter qu'elle ne conduise à une transformation durable des conditions de travail, en particulier pour les salariés permanents et saisonniers. Le baromètre CLISEVE Agri France 2026 met en évidence la fréquence croissante des situations de forte contrainte climatique : 40 % des répondants déclarent travailler plus de trois mois par an dans des conditions climatiques difficiles, en particulier l'été. Dans ce contexte d'intensification des épisodes extrêmes, il existe un risque que l'adaptation prévue par la loi perde son caractère exceptionnel. Le recours prolongé à des horaires décalés peut accentuer la fatigue et accroître le risque d'accident, alors même que les fortes chaleurs réduisent déjà les capacités de récupération, en particulier chez les saisonniers logeant dans des hébergements mal isolés ou temporaires. En outre, des horaires atypiques de travail peuvent entraîner des contraintes supplémentaires pour les travailleurs, notamment en matière de garde d'enfants ou de transports. Le renvoi à un décret vise ainsi à assurer un encadrement proportionné du dispositif, en fixant des bornes claires tout en préservant la souplesse nécessaire à l'adaptation des exploitations agricoles aux aléas climatiques.

  • 7·APRÈS L'ARTICLE 1ER BIS, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • 8·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • 6·ARTICLE 2Rejeté

    Amendement de cohérence juridique visant à mieux protéger les exploitations agricoles contre les procédures abusives. La responsabilité pour trouble anormal de voisinage, consacrée par la jurisprudence et désormais codifiée à l'article 1253 du code civil, constitue un fondement juridique régulièrement invoqué dans les litiges opposant riverains et exploitants agricoles. Toutefois, dans le contexte agricole, ce régime de responsabilité est parfois mobilisé de manière abusive, et la rédaction actuelle du 311-1-1 porte une forme d'accusation sur les exploitants agricoles, sans que leur caractère réellement anormal ne soit toujours établi judiciairement. Cette situation peut fragiliser juridiquement des exploitations agricoles pourtant conformes aux réglementations en vigueur et participant à l'activité économique et à la vitalité des territoires ruraux. La substitution du terme « anormal » par le terme « allégué » vise ainsi à mieux refléter la réalité contentieuse de ces situations, dans lesquelles le trouble est avant tout affirmé par une partie avant d'être, le cas échéant, caractérisé par le juge. Cette évolution rédactionnelle permet de rappeler que la qualification d'un trouble relève de l'appréciation juridictionnelle et ne saurait être présumée du seul fait de son invocation. Elle contribue également à sécuriser juridiquement les activités agricoles, qui s'exercent par nature dans un environnement susceptible de générer certaines nuisances inhérentes à la production agricole, tout en maintenant la possibilité pour le juge d'apprécier souverainement la réalité et la gravité des troubles invoqués. Ainsi, cette modification rédactionnelle participe d'un objectif d'équilibre entre la protection des riverains et la nécessaire préservation des activités agricoles.

  • 5·ARTICLE 2Rejeté

    Cet amendement du groupe LFI vise à garantir la protection des travailleurs en agriculture qui seraient amenés exceptionnellement à travailler en horaires modifiés en raison d'aléas climatiques, en précisant que le bénéfice de l'exonération de responsabilité pour trouble anormal de voisinage en cas de modification des horaires de travail dues à des aléas climatiques est subordonné au respect des dispositions relatives à la santé, à la sécurité des travailleurs et aux durées du travail. Cette proposition est issue d'un amendement proposé par le groupe LIOT en commission des affaires économiques.

  • 4·ARTICLE PREMIERRejeté

    Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l'agriculture biologique lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial. En effet, les organismes de défense et de gestion (ODG), dont l'article 1 prévoit la consultation, concernent tous les produits sous signes de qualité, sauf l'agriculture biologique labelisée, qui a pourtant un rôle spécifique à jouer dans la préservation des terres agricoles au service de la bifurcation agroécologique, à plus forte raison compte tenu du fait que les surfaces en agriculture biologique ont régressé de 110 000 hectares ces 2 dernières années. La participation renforcée des associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l'agriculture biologique se justifie aussi dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen. Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l'artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l'équivalent de la surface d'un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

  • 3·ARTICLE PREMIERRejeté

    Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des organismes nationaux à vocation agricole et rurale (ONVAR) lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial. En effet, les ONVAR disposent d'une expertise importante en matière de préservation des terres agricoles au service de la transition agroécologique. Ce sont des structures nationales têtes de réseaux, associatives ou coopératives, reconnues par le Ministère de l'Agriculture pour leur investissement dans le champ du développement agricole et rural et qui rassemblent des dizaines de milliers d'agriculteurs, comme par exemple le Réseau CIVAM, la FADEAR, la FNAB... Certains d'entre eux, comme Terre de Liens, sont particulièrement spécialisés dans la question de la préservation du foncier agricole. Leur participation renforcée se justifie dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen. Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l'artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l'équivalent de la surface d'un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

  • 1·ARTICLE 2Rejeté

    Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd'hui, rien ne justifie de sanctionner l'activité agricole en vertu de l'article 1253 du code civil. L'objectif est de sécuriser l'exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d'élevage ou d'épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l'agriculture est une activité d'intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux. Dans un contexte de pression foncière, d'urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d'usage entre nouveaux riverains et exploitants, l'insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l'investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation. Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l'activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.

  • 2·ARTICLE 2Rejeté

    Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd'hui, rien ne justifie de sanctionner l'activité agricole en vertu de l'article 1253 du code civil. L'objectif est de sécuriser l'exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d'élevage ou d'épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l'agriculture est une activité d'intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux. Dans un contexte de pression foncière, d'urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d'usage entre nouveaux riverains et exploitants, l'insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l'investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation. Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l'activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural. L'amendement proposé également de remplacer le terme "anormal" du premier alinéa de l'article 311-1-1 par le terme "allégué", pour en sécuriser l'application et éviter de porter une accusation sur les exploitations agricoles. Cette substitution vise à mieux refléter la réalité contentieuse de ces situations, dans lesquelles le trouble est avant tout affirmé par une partie avant d'être, le cas échéant, caractérisé par le juge. Cette évolution rédactionnelle permet de rappeler que la qualification d'un trouble relève de l'appréciation juridictionnelle et ne saurait être présumée du seul fait de son invocation.

  • CE32·ARTICLE PREMIERAdopté

    Cet amendement élève les organismes de de défense et de gestion au rang de personnes consultées dans la procédure d'élaboration des documents d'urbanisme. Ils peuvent, à leur initiative, faire entendre leur avis sur les documents d'urbanisme qui les intéresse. Cela constitue une évolution pragmatique et sécurisante du droit de l'urbanisme. Les ODG sont les seuls acteurs, aux côtés de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), à maîtriser avec précision les cahiers des charges, les contraintes parcellaires et les équilibres économiques des aires d'appellation. Lorsqu'un document d'urbanisme modifie ces périmètres ou leurs conditions de production, leur expertise technique est indispensable. Le statut de personne consultée offre une reconnaissance formelle sans alourdir excessivement les procédures. Il garantit qu'une demande d'avis ne pourra être écartée, renforçant ainsi la sécurité juridique des documents adoptés et limitant les risques contentieux. Il améliore la qualité de la concertation en amont, au bénéfice des collectivités comme des filières. Cette évolution ne concurrence pas les chambres d'agriculture : elle complète leur rôle de coordination. Elle structure un dialogue plus transparent, plus anticipé et plus équilibré, au service de la protection du foncier et du développement territorial.

  • CE33·ARTICLE 2Adopté

    Cette proposition consiste à préserver l'équilibre recherché par le régime actuel entre le principe de responsabilité pour trouble anormal du voisinage et des causes d'exonérations limitées. Elle vise à articuler le respect du principe de la responsabilité civile avec la nécessité de permettre à un exploitant de poursuivre son activité sans qu'elle soit remise en question par l'installation d'un nouveau voisin. Par cet amendement, la modification exceptionnelle et saisonnière des seuls horaires de travail, dictée par un aléa climatique, ne constitue pas une condition nouvelle d'activité. L'objet de l'exploitation – cultures, élevage, procédés techniques – demeure inchangé ; seule l'organisation temporelle s'adapte pour préserver les récoltes, la santé des travailleurs ou le bien-être animal. Assimiler ce décalage ponctuel à une transformation substantielle reviendrait à ignorer que l'adaptation climatique fait désormais partie intégrante de l'activité agricole. Dès lors que ces ajustements sont strictement liés à des circonstances objectivables, limités aux horaires et conformes aux lois et règlements en vigueur, ils doivent être regardés comme la continuité normale d'une activité préexistante, et non comme une modification de nature à engager la responsabilité de l'agriculteur.

  • CE34·APRÈS L'ARTICLE PREMIERTombé

    Ce sous-amendement permet de préciser la procédure de liaison que les chambres d'agriculture sont tenus d'observer vis-à-vis des ODG, organismes professionnels dont l'avis paraît essentiel dans certains cas, compte tenu de leur contribution à la mission d'intérêt général mentionnée à l'article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime. Prévoir une information la plus en amont et la plus rapide possible des ODG par les chambres d'agriculture est indispensable lorsque des zones agricoles protégées ou de qualité sont susceptibles d'être affectées. Cette anticipation garantit l'effectivité de leur droit d'expression et la qualité du débat, en leur laissant le temps d'analyser les incidences sur les AOP ou IGP concernées. La chambre demeure un pivot institutionnel, assurant coordination et expertise transversale. Toutefois, une information précoce permet aux ODG, une fois alertés, d'exercer utilement leur faculté d'être entendues en tant que personnes publiques consultées, évitant ainsi toute marginalisation procédurale et sécurisant juridiquement l'élaboration du document d'urbanisme.

  • CE36·APRÈS L'ARTICLE PREMIERAdopté

    Ce sous-amendement permet de préciser la procédure de liaison que les chambres d'agriculture sont tenus d'observer vis-à-vis des ODG, organismes professionnels dont l'avis paraît essentiel dans certains cas, compte tenu de leur contribution à la mission d'intérêt général mentionnée à l'article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime. Prévoir une information la plus en amont et la plus rapide possible des ODG par les chambres d'agriculture est indispensable lorsque des zones agricoles protégées ou de qualité sont susceptibles d'être affectées. Cette anticipation garantit l'effectivité de leur droit d'expression et la qualité du débat, en leur laissant le temps d'analyser les incidences sur les AOP ou IGP concernées. La chambre demeure un pivot institutionnel, assurant coordination et expertise transversale. Toutefois, une information précoce permet aux ODG, une fois alertés, d'exercer utilement leur faculté d'être entendues en tant que personnes publiques consultées, évitant ainsi toute marginalisation procédurale et sécurisant juridiquement l'élaboration du document d'urbanisme.

  • CE37·APRÈS L'ARTICLE PREMIERAdopté

    Même présentation que les autres sous-amendements déposés.

  • CE27·ARTICLE PREMIERRetiré

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l'Institut national de l'origine et de la qualité lors de l'élaboration des documents d'urbanisme. Il s'agit d'affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d'agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d'une vision globale des enjeux agricoles et d'une compétence reconnue en matière d'aménagement et de gestion durable des espaces ruraux. Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. L'objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés. Ainsi, cet amendement consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité.

  • CE26·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Adopté

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l'élaboration des document d'urbanisme. Il s'agit d'affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d'Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. Cet amendement propose de reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l'élaboration et la révision des documents d'urbanisme.

  • CE21·ARTICLE 2Tombé

    Amendement précisant les conditions d'élargissement de l'exonération de responsabilité du premier alinéa de l'article 1253 du code civil prévue par l'article L311‑1-1 du code rural et de la pêche maritime. En effet, la présente proposition entend étendre ladite exonération de responsabilité des troubles de voisinage à l'adaptation des horaires de travail des activités agricoles en raison du changement climatique. Sauf que l'article tel que rédigé, nécessite que le fait générateur de la situation météorologique que subit l'agriculteur et qui justifierait le trouble, s'explique par le changement climatique. Concrètement, à chaque épisode de pluie ou de sécheresse, les agriculteurs devront vérifier que ces événements météorologiques sont liés au changement climatique avant de pouvoir adapter leurs horaires de travail et de générer d'éventuels troubles de voisinage. Afin de sécuriser juridiquement l'exercice des activités agricoles, le présent amendement propose que les éventuels troubles de voisinage que génèrent ces activités se justifient plutôt par la situation météorologique que par le changement climatique.

  • CE19·ARTICLE PREMIERNon soutenu

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l'institut national de l'origine et de la qualité lors de l'élaboration des documents d'urbanisme. Il s'agit d'affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d'agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d'une vision globale des enjeux agricoles et d'une compétence reconnue en matière d'aménagement et de gestion durable des espaces ruraux. Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. L'objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés. Le présent amendement, travaillé avec la FNSEA, consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité.

  • CE25·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté

    Cet amendement du groupe écologiste et social vise à rappeler qu'au-delà de l'adaptation de l'exercice du métier d'agriculteur en cas d'événement météorologique intense, c'est toute la profession agricole et les pratiques de production qui doivent s'adapter au changement climatique, en particulier grâce à l'agroécologie.

  • CE22·ARTICLE PREMIERRetiré

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l'Institut national de l'origine et de la qualité lors de l'élaboration des documents d'urbanisme. Il s'agit d'affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d'agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d'une vision globale des enjeux agricoles et d'une compétence reconnue en matière d'aménagement et de gestion durable des espaces ruraux. Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. L'objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés. Ainsi, cette proposition consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité. Amendent travaillé avec la FNSEA.

  • CE31·ARTICLE 2Cavalier (45)
  • CE30·ARTICLE 2Tombé

    Le présent amendement vise à préciser que le bénéfice de l'exonération est subordonné au respect des dispositions relatives à la santé, à la sécurité des travailleurs et aux durées du travail. L'adaptation des horaires, si elle peut être justifiée par des contraintes climatiques, doit demeurer pleinement conforme aux règles protectrices applicables aux salariés. En particulier, le travail de nuit, particulièrement sensible au regard des enjeux de santé et de sécurité, reste strictement encadré par le code du travail.

  • CE28·ARTICLE PREMIERTombé

    La proposition de loi vise à prévenir le risque que les documents d'urbanisme impactent les conditions de production d'exploitations bénéficiant d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine (SIQO) sans que leurs structures représentatives ne soient associées, alors même que les choix d'aménagement peuvent altérer la viabilité économique des filières concernées. L'agriculture biologique constitue également un SIQO reconnu. Toutefois, à la différence des appellations d'origine ou indications géographiques, elle ne repose pas sur des organismes de défense et de gestion territorialisés susceptibles d'être associés dans les conditions prévues par le présent texte. Or les exploitations biologiques sont également sensibles aux décisions d'urbanisme, notamment en matière de fragmentation du foncier, de risques de contamination ou de conflits d'usage. En outre, elles concourent directement à certains objectifs poursuivis par les SCoT et les PLU, dont la préservation des ressources naturelles, les continuités écologiques, la protection de l'eau, la qualité paysagère ou la transition agroécologique, ce qui justifie leur prise en compte en amont. Permettre à l'autorité compétente d'associer, de manière facultative et adaptée aux réalités locales, les organisations professionnelles représentatives locales de l'agriculture biologique s'inscrit ainsi dans l'esprit de la proposition de loi, contribue à enrichir les documents d'urbanisme, et à améliorer la cohérence entre politiques d'aménagement et développement agricole durable, tout en respectant la libre administration des collectivités territoriales.

  • CE20·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des organismes nationaux à vocation agricole et rurale (ONVAR) lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial. En effet, les ONVAR disposent d'une expertise importante en matière de préservation des terres agricoles au service de la transition agroécologique. Ce sont des structures nationales têtes de réseaux, associatives ou coopératives, reconnues par le Ministère de l'Agriculture pour leur investissement dans le champ du développement agricole et rural et qui rassemblent des dizaines de milliers d'agriculteurs, comme par exemple le Réseau CIVAM, la FADEAR, la FNAB... Certains d'entre eux, comme Terre de Liens, sont particulièrement spécialisés dans la question de la préservation du foncier agricole. Leur participation renforcée se justifie dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen. Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l'artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l'équivalent de la surface d'un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

  • CE29·ARTICLE 2Tombé

    L'article 2 sécurise les exploitants agricoles contraints d'adapter leurs horaires de travail en raison des effets du changement climatique. Cette faculté répond à la nécessité d'adapter notre économie aux dérèglements climatiques, mais la référence générale au « changement climatique », insuffisamment circonscrite, fait peser un risque d'extension durable du régime d'exonération. Dans un contexte d'accélération de ces phénomènes, elle pourrait conduire à en faire un dispositif permanent. Le présent amendement vise à objectiver le recours aux horaires atypiques en le conditionnant à l'existence de conditions climatiques exceptionnelles constatées localement. Il ne remet pas en cause la nécessité d'adapter ponctuellement l'activité agricole, mais encadre cette faculté afin de préserver l'équilibre entre la continuité de l'exploitation et le droit des riverains à ne pas subir des troubles excédant les inconvénients normaux du voisinage.

  • CE24·ARTICLE 2Tombé

    Amendement du groupe écologiste et social visant à préciser que l'adaptation des horaires de travail des agriculteurs en raison d'un phénomène météorologique intense peut déjà se faire par le préfet. Il est proposé d'encadrer davantage la mesure proposée par le rapporteur pour que ces cas particuliers restent bien circonstanciés, et scientifiquement justifiés grâce aux prévisions de Météo France. Ces éléments nous paraissent de nature à réduire les situations de conflits de voisinage en garantissant aux agriculteurs de pouvoir faire évoluer leurs pratiques lorsque les phénomènes météorologiques, accélérés par le changement climatique, le justifient. Le présent amendement vise les situations où les agriculteurs doivent travailler en horaires modifiés pour que leurs conditions de travail soient protectrices, mais aussi pour leur permettre d'anticiper les aléas météorologiques qui pourraient affecter les cultures (gel, sécheresse, inondations...) Cet amendement permet en outre que, lorsqu'il existe un potentiel conflit de voisinage au motif d'une nuisance provenant de l'adaptation des horaires de travail des agriculteurs pour le motif sus-visé, la charge de la preuve ne repose pas sur l'agriculteur qui modifie ses pratiques.

  • CE23·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Adopté

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l'élaboration des document d'urbanisme. . Il s'agit d'affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d'Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. Cet amendement vise à reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l'élaboration et la révision des documents d'urbanisme. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.

  • CE18·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Non soutenu

    Cet amendement vise à préciser que les Chambres d'agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l'élaboration des document d'urbanisme. . Il s'agit d'affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d'Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d'agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d'urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité. Cet amendement, travaillé avec la FNSEA, vise à reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l'élaboration et la révision des documents d'urbanisme.

  • CE3·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE12·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE2·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE16·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à procéder à un ajustement légistique pour rendre le dispositif prévu au présent article opérant.

  • CE6·ARTICLE 2Tombé

    Amendement visant à élargir le périmètre de l'article 2, en prenant bien en compte tous les aléas et épisodes climatiques, en plus du changement climatique. En effet, les difficultés rencontrées sur le terrain résultent non seulement d'une évolution tendancielle du climat, mais aussi d'événements ponctuels, parfois brutaux et imprévisibles : sécheresses, gel tardif, grêle, excès d'eau, inondations, tempêtes, canicules, épisodes de vent violent, ou encore variations rapides de température. La rédaction actuelle de l'article 2 pourrait être trop restrictive, il s'agit ici de garantir sa pleine effectivité.

  • CE14·ARTICLE PREMIERTombé

    Les parcs naturels régionaux et les parcs nationaux sont des organismes bloquants pour le développement de l'agriculture, notamment à La Réunion, où la surface agricole utile est contrainte et non extensible. Les agriculteurs sont pris en étau par les normes administratives, les difficultés climatiques, les prix des intrants, et les documents d'urbanisme En limitant l'influence des parcs nationaux ou des parcs naturels régionaux dans l'élaboration des PLU et des SCOT, le législateur redonne la main aux élus locaux et tend à limiter les contraintes dont sont victimes les agriculteurs .

  • CE11·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE10·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE9·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE15·ARTICLE 2Tombé

    Chaque région française a des traditions qui lui sont propres. Celles-ci sont malmenées par la globalisation ou les normes administratives d'origine européenne. L'agriculture est l'un des derniers secteurs à préserver ces traditions ancestrales qui font notre identité. L'objet du présent amendement est de rappeler l'importance des usages locaux en matière agricoles et préserver les agriculteurs de toute mise en cause lorsqu'ils les pratiquent..

  • CE8·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE5·ARTICLE PREMIERTombé

    Amendement de précision.

  • CE7·ARTICLE 2Retiré

    Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd'hui, rien ne justifie de sanctionner l'activité agricole en vertu de l'article 1253 du code civil. L'objectif est de sécuriser l'exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d'élevage ou d'épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l'agriculture est une activité d'intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux. Dans un contexte de pression foncière, d'urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d'usage entre nouveaux riverains et exploitants, l'insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l'investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation. Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l'activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.

  • CE4·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE13·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE1·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
  • CE17·ARTICLE PREMIERTombé

    Cet amendement vise à donner plus de portée à l'association des organismes de défense et de gestion (ODG) dans l'élaboration des documents d'urbanisme dans les communes concernées par une aire d'appellation. Les aires d'appellation constituent un élément structurant de nombreuses filières agricoles. Leur cohérence et leur intégrité peuvent être directement affectées par les choix d'aménagement du territoire. Il est donc essentiel que l'expertise des ODG, représentants des producteurs et garants du respect des cahiers des charges des appellations, soit pleinement intégrée au processus décisionnel. L'obligation de motiver le refus de suivre l'avis d'un ODG vise à renforcer leur participation et à assurer davantage de transparence et de responsabilité dans la décision publique. Cette précision ne remet pas en cause la compétence des collectivités territoriales. Elle vise à assurer que la défense des aires et des appellations soit effectivement prise en considération dans l'élaboration des documents d'urbanisme.