Proposition de loi ordinaire
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Chronologie
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1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- 14 octobre 2025
1er dépôt d'une initiative.
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Travaux des commissions
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Travaux de la commission saisie au fond
- 14 octobre 2025
Renvoi en commission au fond
- 12 novembre 2025
Nomination de rapporteur
- 12 novembre 2025
Réunion de commission
- 27 novembre 2025
Réunion de commission
- 19 novembre 2025
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 27 novembre 2025
Discussion en séance publique
- 27 novembre 2025
Discussion en séance publique
- 27 novembre 2025
Décision — adoptée
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1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- 28 novembre 2025
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 28 novembre 2025
Renvoi en commission au fond
- —
Nomination de rapporteur
- 18 février 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 25 février 2026
Décision — rejetée
- —
deuxième lecture
- 26 février 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 26 février 2026
Renvoi en commission au fond
- 3 juin 2026
Nomination de rapporteur
- 3 juin 2026
Réunion de commission
- 11 juin 2026
Réunion de commission
- 3 juin 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 11 juin 2026
Discussion en séance publique
- 11 juin 2026
Discussion en séance publique
- 11 juin 2026
Décision — adoptée
- —
deuxième lecture
- 11 juin 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 11 juin 2026
Renvoi en commission au fond
Scrutins liés
- n° 7380·11/06/2026adopté
l'ensemble de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (deuxième lecture).
- n° 4438·27/11/2025adopté
l'ensemble de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Amendements
100 premiers amendements (par date de dépôt).
- 27·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à prévoir que la nationalisation de la société ArcelorMittal France est effective à compte du 1er janvier 2030.
- 8·ARTICLE PREMIERCharge
- 7·ARTICLE PREMIERRejeté
La nationalisation d'ArcelorMittal France ne constitue pas une réponse adaptée à la crise structurelle que traverse la filière sidérurgique européenne. Les difficultés du secteur — contraction de la demande en Europe (–11 % entre 2019 et 2024), surcapacités mondiales massives, pression de l'acier importé à bas coût et coûts élevés de la transition écologique — sont de nature conjoncturelle et structurelle. Elles appellent une réponse d'abord européenne, non une prise de contrôle étatique d'un acteur industriel intégré à l'échelle continentale. La nationalisation emporte des risques opérationnels majeurs : les sites français bénéficient aujourd'hui d'un carnet de commandes géré de façon intégrée à l'échelle d'ArcelorMittal Europe ; leur détachement du groupe les exposerait à une concurrence directe avec les autres sites européens, sans garantie de maintien des flux commerciaux actuels. Le précédent de l'aciérie Ilva en Italie démontre qu'une prise de participation publique ne résout pas les problèmes de décarbonation et de compétitivité d'un site sidérurgique. Par ailleurs, le coût d'indemnisation des actionnaires est évalué entre 1,4 et 6 Md€, somme qu'il serait plus judicieux d'orienter vers des investissements productifs que vers le rachat d'un outil industriel. À cet égard, le cadre France 2030 a déjà mobilisé 850 M€ pour le site de Dunkerque, et l'annonce par ArcelorMittal en février 2026 d'un investissement de 1,3 Md€ pour un four à arc électrique témoigne que cette stratégie commence à produire ses effets. La réponse pertinente est le renforcement des mécanismes de protection commerciale européens — notamment la mise en œuvre progressive du MACF et le nouveau dispositif de droits de douane à 50 % hors quota —, non la nationalisation. Cet amendement vise à supprimer l'alinéa 1 du présent article, qui constitue le cœur du dispositif.
- 18·TITRERejeté
Une décision de nationalisation représente l'acte de puissance publique le plus radical en matière économique, engageant des montants estimés entre 1,4 et 6 Md€ et emportant des conséquences industrielles, commerciales et sociales dont l'ampleur reste insuffisamment documentée. L'amendement à l'article 1er a en conséquence substitué à la nationalisation immédiate la création d'une commission chargée d'évaluer préalablement les conditions, les coûts et les risques d'une telle opération, avant toute décision du Parlement. Le présent amendement tire la conséquence de cette réécriture en mettant l'intitulé de la proposition de loi en cohérence avec son dispositif.
- 4·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté
La question de la nationalisation par l'État de sites industriels appartenant à des groupes ou filières étrangères soulève aujourd'hui d'importantes incertitudes juridiques. Si le droit français permet, en théorie, toute nationalisation par la loi, le cadre applicable aux entreprises intégrées à des groupes transnationaux demeure insuffisamment clarifié. Les textes existants – notamment la loi du 6 août 1986 et l'ordonnance de 2014 – encadrent essentiellement les participations publiques et les actions spécifiques, mais ne définissent pas précisément les modalités selon lesquelles l'État pourrait isoler, évaluer et transférer des actifs détenus par une société étrangère, ni l'articulation avec les droits du groupe, les règles européennes de circulation des capitaux ou les obligations indemnitaires associées. Ce flou expose potentiellement l'État à des contentieux complexes, tant constitutionnels qu'européens ou arbitraux, ainsi qu'à des incertitudes quant au périmètre des actifs concernés et à leur valorisation. En conséquence, le présent amendement demande un rapport au Gouvernement afin d'établir un diagnostic rigoureux du cadre applicable, des obstacles identifiés et des pistes d'évolution possibles pour sécuriser juridiquement toute opération future de reprise publique d'actifs industriels stratégiques détenus par des acteurs étrangers.
- 9·ARTICLE PREMIERRejeté
Les alinéas 2 et 3 instituent une commission administrative chargée de déterminer la valeur à laquelle l'État rachète ArcelorMittal France, plafonnée à la valeur réelle moyenne des actions entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025. Cette rédaction appelle deux séries d'objections. En premier lieu, la période de référence retenue pour le plafonnement de l'indemnisation — octobre 2024 à septembre 2025 — correspond précisément à une phase de dépression des valorisations du secteur sidérurgique, aggravée par les annonces de plans de restructuration d'ArcelorMittal lui-même. Retenir cette seule fenêtre revient à minorer artificiellement l'indemnité due aux actionnaires, en contradiction avec les exigences constitutionnelles de juste et préalable indemnisation découlant de l'article 17 de la Déclaration des droits de l'Homme et de la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n°81‑132 DC du 16 janvier 1982). En second lieu, la composition de la commission prévue à l'alinéa 3 ne ne comprend aucun expert en évaluation d'entreprises industrielles. Cela ne garantit pas la compétence technique nécessaire à une évaluation fiable d'un groupe sidérurgique de cette envergure, dont la valeur dépend de variables industrielles, commerciales et environnementales complexes. En l'absence d'un mécanisme d'évaluation constitutionnellement solide et techniquement crédible, la nationalisation prévue à l'alinéa 1er est privée de tout fondement pratique opérant. Cet amendement vise à supprimer de la commission prévue par les alinéas 2 et 3.
- 20·ARTICLE PREMIERRejeté
Alors qu'ArcelorMittal a annoncé en février 2026 un investissement de 1,3 Md€ à Dunkerque, la stratégie de soutien public conditionné et de protection commerciale européenne constitue une réponse plus efficace et moins coûteuse pour préserver la souveraineté industrielle de la France.
- 6·ARTICLE PREMIERRejeté
Une décision de nationalisation représente l'acte de puissance publique le plus radical en matière économique. Elle engage des montants estimés entre 1,4 et 6 Md€ selon les évaluations disponibles, et emporte des conséquences industrielles, commerciales et sociales dont l'ampleur reste à ce jour insuffisamment documentée. La proposition de loi telle que rédigée procède à la nationalisation sans qu'aucune étude d'impact préalable n'ait été conduite sur le coût réel de l'indemnisation, sur les risques liés à la perte d'accès au carnet de commandes européen intégré du groupe, ni sur les alternatives mobilisables — conditionnalité des aides publiques, entrée au capital, contractualisation sur l'emploi et la décarbonation. Le présent amendement propose de subordonner toute décision de nationalisation à la remise préalable d'un rapport permettant au Parlement de se prononcer en pleine connaissance de cause sur l'ensemble de ces paramètres. Ce rapport inclut notamment l'évaluation de l'acquisition par l'État d'une action spécifique conférant un droit d'opposition aux décisions stratégiques affectant les capacités industrielles nationales, et en apprécie les conditions et les limites. Cet amendement vise à éclairer le débat publique sur l'opportunité de toute décision de nationalisation par la remise préalable d'un rapport d'évaluation complet et contradictoire.
- 32·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement prévoit de limiter la participation de l'État à hauteur de 40 % du capital social de la société ArcelorMittal France. La restriction de cette participation de l'Etat à une minorité de blocage permet à la société de continuer à fonctionner efficacement tout en préservant l'intérêt public.
- 11·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement introduit une exigence d'accord unanime de tous les actionnaires avant toute nationalisation. En conditionnant l'opération à un consentement unanime et à l'absence de tout recours, il cherche à sécuriser juridiquement la démarche et à éviter que l'État ne s'expose à des contentieux longs et coûteux.
- 29·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à renforcer la représentation des acteurs économiques au sein de la commission administrative chargée de déterminer la valeur à laquelle l'État achète la société ArcelorMittal France. CCI France, placée à la tête du réseau des chambres de commerce et d'industrie, représente les intérêts nationaux de l'industrie, du commerce et des services. Il est proposé qu'un représentant de cet établissement public siège au sein de la commission administrative susmentionnée.
- 10·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement limite la participation de l'État à une minorité de blocage afin de préserver la dynamique industrielle de l'entreprise. Il garantit que l'État ne prend pas une majorité de contrôle, permettant ainsi à la société de continuer à fonctionner efficacement tout en protégeant l'intérêt public.
- 26·ARTICLE PREMIERRejeté
La crise rencontrée par la filière sidérurgique européenne impacte directement ArcelorMittal France. Néanmoins, la nationalisation de la société emporte des risques opérationnels majeurs et représente un coût important pour l'indemnisation des actionnaires. C'est pourquoi il est proposé d'étudier, dans un rapport du Gouvernement au Parlement, les avantages et inconvénients de la nationalisation de la société ArcelorMittal France avant d'envisager son inscription dans la loi.
- 1·ARTICLE PREMIERRejeté
Si l'existence d'un secteur sidérurgique pérenne est indispensable à une nation souveraine, la nationalisation est la dernière cartouche à la main d'un Gouvernement. S'il est évident que la prise de possession d'Arcelor par un acteur étranger a constitue une lourde erreur, la prise de participation préférentielle sous la forme d'une action spécifique, dite « golden share » constitue une réponse préférable avant la nationalisation. Elle permet à l'État de retrouver un véritable pouvoir de décision sur les actifs stratégiques d'ArcelorMittal en France, tout en évitant le coût considérable qu'impliquerait un rachat intégral mais aussi la difficulté pour le Gouvernement d'assurer une bonne gestion de l'outil industriel tant ArcelorMittal a intégré les activités françaises dans son organisation transnationale. L'action spécifique offre un instrument précis : un droit de veto sur les décisions mettant en péril l'outil industriel – fermetures, cessions, délocalisations – sans transformer l'État en gestionnaire quotidien d'une entreprise confrontée à une concurrence mondiale et à des cycles de marché très volatils. Il s'agit ainsi d'un mécanisme de protection ciblé : l'État contrôle l'essentiel, sans porter lui-même l'ensemble de la gestion d'une activité qu'il ne maîtrise actuellement pas. Cette approche protège les emplois, sécurise la stratégie industrielle française et garantit l'usage efficace des financements publics destinés à la décarbonation, tout en préservant l'attractivité économique du pays. En somme, l'action spécifique est une solution de souveraineté pragmatique : elle protège sans nationaliser, et responsabilise sans renoncer à l'intervention de l'État pour défendre ses actifs stratégiques.
- 22·ARTICLE 3Rejeté
L'article 3 étant le gage financier de la nationalisation prévue à l'article 1er, sa suppression est la conséquence directe de la suppression de ce dernier.
- 12·ARTICLE PREMIERRejeté
La commission administrative prévue à l'alinéa 3 est chargée d'une mission d'évaluation financière d'une société industrielle de premier rang. Or, dans sa composition actuelle, elle ne comprend aucun expert spécialisé dans les méthodologies d'évaluation des entreprises en contexte de transfert de propriété. L'Autorité des marchés financiers est précisément l'institution qui a développé, en droit français, la doctrine la plus aboutie en matière de valorisation d'entreprise dans les opérations de prise de contrôle : elle supervise les offres publiques d'achat, encadre les procédures de retrait obligatoire et fixe les exigences d'équité applicables aux rapports d'évaluation indépendants. C'est d'ailleurs dans ce cadre que l'AMF a joué un rôle central lors de la renationalisation d'EDF, achevée en 2023, en se prononçant sur la conformité de l'offre et la méthodologie de valorisation retenue. L'adjonction d'un représentant de l'AMF renforcerait ainsi la crédibilité technique de la commission et la solidité juridique de ses conclusions, réduisant le risque de contestation ultérieure de l'évaluation devant le juge administratif ou constitutionnel au titre de la juste indemnisation garantie par l'article 17 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. Cet amendement vise à ce qu'un représentant de l'Autorité des marchés financiers siège à la commission prévue par le présent article.
- 25·ARTICLE PREMIERNon soutenu
Le présent amendement tend à supprimer la mention du membre du Conseil économique, social et environnemental dans la composition de la commission administrative chargée de fixer la valeur de rachat d'ArcelorMittal France. La commission prévue au troisième alinéa de l'article 1er est appelée à arrêter la valeur à laquelle l'État procède à l'acquisition forcée d'une société. Une telle mission requiert une expertise financière, comptable et juridique spécialisée. Or, le Conseil économique, social et environnemental n'est doté d'aucune compétence particulière en matière d'évaluation d'actifs industriels ou d'expertise financière. Sa présence dans cette commission n'apporte aucune valeur ajoutée par rapport aux autres membres qui disposent, eux, d'une expertise directement utile à la mission confiée. La commission comprend en effet déjà un membre de la Cour des comptes, un représentant de la Banque de France, le président de la section des finances du Conseil d'État, le président de la chambre commerciale de la Cour de cassation et un membre de la Commission des participations et des transferts, organismes dont la compétence en matière d'évaluation patrimoniale et de contrôle financier est établie et reconnue. La présence d'un représentant du CESE est dès lors totalement superfétatoire. Plus largement, cet amendement s'inscrit dans une conviction que le Conseil économique, social et environnemental, dont l'utilité n'a jamais été démontrée depuis sa création, dont le coût annuel pour les finances publiques est significatif et dont les avis n'ont aucun caractère contraignant ni aucune influence mesurable sur la décision publique, devrait être supprimé. Sa présence dans ce texte illustre une fois de plus la tendance à associer cette institution à des dispositifs où elle n'a rien à apporter, uniquement pour lui donner une apparence d'utilité. En conséquence, il est proposé de supprimer cette référence.
- 24·ARTICLE PREMIERNon soutenu
Le présent amendement tend à supprimer l'article 1er de la proposition de loi. La nationalisation d'ArcelorMittal France ne constitue pas un instrument adapté à la préservation de la souveraineté industrielle nationale. Le transfert de la propriété à l'État ne répond pas aux causes structurelles des difficultés du groupe (surcapacité mondiale, concurrence d'aciers subventionnés, coût de la transition énergétique) et ne garantit pas le maintien des emplois, objectif pourtant central de la démarche. L'histoire apporte sur ce point un enseignement que les promoteurs du texte semblent avoir écarté : Usinor, prédécesseur direct d'ArcelorMittal, fut précisément l'un des groupes sidérurgiques nationalisés par la gauche en 1981. Cette nationalisation n'a pas protégé l'emploi sidérurgique français ; le groupe a été privatisé, restructuré, puis absorbé dans le cadre de la consolidation mondiale de l'acier. Répéter le même geste sans en tirer les conséquences relèverait d'une amnésie préoccupante. En tout état de cause, une nationalisation ne saurait être justifiée qu'à la réunion de conditions strictes : une disponibilité des moyens financiers nécessaires et une vision stratégique claire avec une perspective de sortie du capital. Le présent texte ne satisfait à aucune de ces exigences. Des instruments moins coûteux et plus ciblés permettent d'atteindre l'objectif recherché : conditionnalité des soutiens publics à des engagements contraignants de maintien des sites ou renforcement de la compensation carbone aux frontières. Les Etats de l'UE se sont par ailleurs accordés pour doubler les droits de douane de l'acier importé très récemment, il faudra d'abord mesurer les effets de ces mesures. Ainsi, cette nationalisation serait non seulement coûteuse pour le contribuable, mais enverrait également un signal économique désastreux aux investisseurs potentiels dans l'appareil industriel de notre pays du fait de la fixation arbitraire d'un prix pour le rachat d'actions, ce qui remet en cause les règles élémentaires du marché et de la propriété. En conséquence, il est proposé de supprimer le présent article.
- 16·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à empêcher toute mise en œuvre précipitée d'une nationalisation dont ni l'opportunité économique, ni la faisabilité opérationnelle, ni même la pertinence industrielle ne sont aujourd'hui démontrées. Fixer une date d'entrée en vigueur à 2028 introduit un délai indispensable pour examiner les conséquences financières majeures d'une telle opération, dont le coût potentiel pour les finances publiques demeure incertain. Ce report permettra également d'évaluer l'évolution du marché, les contraintes réglementaires européennes et les risques juridiques associés. En l'absence de garanties claires, il est prématuré et risqué d'engager l'État dans une prise de contrôle dont les impacts pourraient s'avérer profondément négatifs pour la filière et pour les contribuables. Ce délai garantit une mise en œuvre maîtrisée, évitant toute précipitation dans une opération d'importance majeure pour la souveraineté industrielle du pays.
- 28·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté
Cet amendement vise à proposer un rapport du Gouvernement au Parlement sur l'opportunité de nationaliser la société ArcelorMittal France et de dresser une revue des participations.
- 31·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à renforcer la participation de la représentation nationale à la procédure de nationalisation de la société ArcelorMittal France. C'est pourquoi cet amendement propose d'ajouter la participation des présidents des commissions des affaires économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat à la commission administrative chargée de déterminer la valeur à laquelle l'État achète la société.
- 13·ARTICLE PREMIERCharge
- 5·ARTICLE PREMIERRejeté
La nationalisation d'ArcelorMittal France ne constitue pas une réponse adaptée à la crise structurelle que traverse la filière sidérurgique européenne. Les difficultés du secteur — contraction de la demande en Europe (–11 % entre 2019 et 2024), surcapacités mondiales massives, pression de l'acier importé à bas coût et coûts élevés de la transition écologique — sont de nature conjoncturelle et structurelle. Elles appellent une réponse d'abord européenne, non une prise de contrôle étatique d'un acteur industriel intégré à l'échelle continentale. La nationalisation emporte des risques opérationnels majeurs : les sites français bénéficient aujourd'hui d'un carnet de commandes géré de façon intégrée à l'échelle d'ArcelorMittal Europe ; leur détachement du groupe les exposerait à une concurrence directe avec les autres sites européens, sans garantie de maintien des flux commerciaux actuels. Le précédent de l'aciérie Ilva en Italie démontre qu'une prise de participation publique ne résout pas les problèmes de décarbonation et de compétitivité d'un site sidérurgique. Par ailleurs, le coût d'indemnisation des actionnaires est évalué entre 1,4 et 6 Md€, somme qu'il serait plus judicieux d'orienter vers des investissements productifs que vers le rachat d'un outil industriel. À cet égard, le cadre France 2030 a déjà mobilisé 850 M€ pour le site de Dunkerque, et l'annonce par ArcelorMittal en février 2026 d'un investissement de 1,3 Md€ pour un four à arc électrique témoigne que cette stratégie commence à produire ses effets. La réponse pertinente est le renforcement des mécanismes de protection commerciale européens — notamment la mise en œuvre progressive du MACF et le nouveau dispositif de droits de douane à 50 % hors quota —, non la nationalisation. Cet amendement vise à supprimer l'article 1er, qui constitue le cœur du dispositif.
- 3·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Retiré
Amendement de coordination Le présent amendement rétablit l'article 2 – supprimé en première lecture – relatif à la réorganisation d'ArcelorMittal France en cas de nationalisation, en le réécrit en y introduisant les obligations relatives à la prise d'une action spécifique. Il complète ainsi l'amendement du Rassemblement national à l'article 1er et n'a de sens qu'en cas d'adoption de ce dernier.
- 21·ARTICLE PREMIERCharge
- 23·ARTICLE PREMIERRejeté
La nationalisation d'une entreprise constitue une mesure d'exception qui ne saurait intervenir indépendamment du comportement de celle-ci. ArcelorMittal a annoncé en février 2026 un investissement de 1,3 Md€ à Dunkerque et plus de 1,5 Md€ d'investissements productifs ont été engagés en quelques mois sur les sites français. Dans ce contexte, décréter la nationalisation sans vérification préalable de la réalité d'une carence d'investissement serait disproportionné. Le présent amendement conditionne donc la nationalisation à un constat objectif et préalable du Gouvernement, soumis au Parlement, établissant qu'ArcelorMittal France n'a effectivement pas respecté ses engagements industriels sur le territoire national.
- 30·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à renforcer la participation de la représentation nationale à la procédure de nationalisation de la société ArcelorMittal France. C'est pourquoi cet amendement propose d'ajouter la participation des présidents des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat à la commission administrative chargée de déterminer la valeur à laquelle l'État achète la société.
- 2·TITRERejeté
Amendement de coordination Le présent amendement modifie le titre pour porter la transformation de la nationalisation d'ArcelorMittal France en une prise par l'État d'une action spécifique de type « golden share ». Il complète ainsi l'amendement du Rassemblement national à l'article 1er et n'a de sens qu'en cas d'adoption de ce dernier.
- 15·ARTICLE PREMIERRejeté
La commission administrative prévue à l'alinéa 3 est chargée de déterminer la valeur à laquelle l'État acquerrait ArcelorMittal France. Cette mission suppose une connaissance approfondie non seulement des méthodes de valorisation financière, mais aussi des contraintes opérationnelles propres aux entreprises à participation publique et des précédents en matière de nationalisation de droit commun. L'Agence des participations de l'État, créée par le décret n° 2004‑963 du 9 septembre 2004, est précisément l'entité de l'État qui gère le portefeuille des participations publiques dans les grandes entreprises industrielles et financières. Elle dispose d'une expertise directe dans l'évaluation et la gestion d'actifs industriels stratégiques, ainsi que dans la conduite des opérations d'acquisition et de cession au nom de l'État-actionnaire. Elle a notamment été partie prenante aux opérations récentes de renationalisation de droit commun, dont celle d'EDF. Son absence de la commission constitue une lacune au regard de la nature de la mission confiée à celle-ci. L'adjonction d'un membre de l'APE garantirait que la commission bénéficie d'une expertise pratique sur les modalités de gestion des entreprises publiques, complémentaire des compétences juridictionnelles et consultatives des autres membres. Cet amendement vise à ce qu'un membre de l'Agence des participations de l'État siège à la commission prévue par le présent article.
- 33·TITRERejeté
Cet amendement vise à renommer la présente proposition de loi.
- 19·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Le présent amendement vise à substituer à une logique de nationalisation intégrale une logique de protection ciblée des intérêts stratégiques de la Nation dans la filière sidérurgique. L'action spécifique prévue à l'article 31‑1 de l'ordonnance du 20 août 2014 constitue un outil juridique éprouvé permettant à l'État de s'opposer à des décisions susceptibles d'affecter durablement la continuité des capacités industrielles essentielles. Dans un contexte de compétition internationale accrue et de fragilisation de la filière acier européenne, il apparaît nécessaire de garantir à l'État un pouvoir de contrôle sur les décisions les plus structurantes pour la souveraineté industrielle, sans recourir à une nationalisation intégrale dont les conséquences budgétaires et opérationnelles seraient particulièrement lourdes. Le dispositif proposé respecte le principe de proportionnalité, s'inscrit dans le cadre du droit existant et assure une protection effective des capacités de production stratégiques sur le territoire national.
- 14·ARTICLE PREMIERRejeté
La commission administrative prévue à l'alinéa 3 est investie d'une mission strictement technique : déterminer la valeur à laquelle l'État acquerrait ArcelorMittal France. Cette mission est de nature financière et juridique ; elle appelle des compétences d'évaluation, et non de représentation ou de délibération sur les politiques économiques et sociales. Or, le Conseil économique, social et environnemental est une assemblée consultative dont la vocation constitutionnelle, définie à l'article 69 de la Constitution, est d'émettre des avis sur les projets de loi et les politiques publiques. Ses membres n'exercent pas de fonction d'expertise en matière de valorisation d'entreprise et n'ont pas vocation à siéger dans une commission chargée de fixer un prix d'acquisition. La présence d'un représentant du CESE au sein de cette commission introduit un acteur dont le mandat est étranger à la mission confiée, sans apporter de compétence technique utile à la détermination de la valeur réelle de la société. Elle risque au contraire de faire peser sur les travaux de la commission des considérations extra-financières susceptibles d'en fragiliser les conclusions au regard des exigences constitutionnelles de juste indemnisation. Cet amendement vise à supprimer la présence d'un membre du Conseil économique, social et environnemental au sein de la commission prévue par le présent article.
- 17·ARTICLE 3Rejeté
La nationalisation d'ArcelorMittal France ne constitue pas une réponse adaptée à la crise structurelle que traverse la filière sidérurgique européenne. Les difficultés du secteur — contraction de la demande en Europe (–11 % entre 2019 et 2024), surcapacités mondiales massives, pression de l'acier importé à bas coût et coûts élevés de la transition écologique — sont de nature conjoncturelle et structurelle. Elles appellent une réponse d'abord européenne, non une prise de contrôle étatique d'un acteur industriel intégré à l'échelle continentale. La nationalisation emporte des risques opérationnels majeurs : les sites français bénéficient aujourd'hui d'un carnet de commandes géré de façon intégrée à l'échelle d'ArcelorMittal Europe ; leur détachement du groupe les exposerait à une concurrence directe avec les autres sites européens, sans garantie de maintien des flux commerciaux actuels. Le précédent de l'aciérie Ilva en Italie démontre qu'une prise de participation publique ne résout pas les problèmes de décarbonation et de compétitivité d'un site sidérurgique. Par ailleurs, le coût d'indemnisation des actionnaires est évalué entre 1,4 et 6 Md€, somme qu'il serait plus judicieux d'orienter vers des investissements productifs que vers le rachat d'un outil industriel. À cet égard, le cadre France 2030 a déjà mobilisé 850 M€ pour le site de Dunkerque, et l'annonce par ArcelorMittal en février 2026 d'un investissement de 1,3 Md€ pour un four à arc électrique témoigne que cette stratégie commence à produire ses effets. La réponse pertinente est le renforcement des mécanismes de protection commerciale européens — notamment la mise en œuvre progressive du MACF et le nouveau dispositif de droits de douane à 50 % hors quota —, non la nationalisation. En conséquence de l'amendement de suppression de l'article 1er, cet amendement vise à supprimer l'article 3.
- CF7·ARTICLE PREMIERNon soutenu
Cette proposition de loi repose sur un diagnostic erroné, met en œuvre un mécanisme juridiquement inapplicable, et ne produirait aucun des effets qu'il prétend viser. D'abord, la proposition de loi présente les difficultés des sites français d'ArcelorMittal comme le résultat d'un désengagement délibéré du groupe, impliquant une responsabilité spécifiquement française à laquelle une réponse spécifiquement française pourrait remédier. Cette lecture est inexacte. Les difficultés qui affectent les aciéries françaises sont la conséquence directe d'évolutions structurelles mondiales que l'identité de l'actionnaire ne peut modifier. La demande d'acier en Europe a chuté de 30 % depuis 2007. Les surcapacités mondiales sont estimées à 550 à 600 millions de tonnes, dont 60 % concentrés en Chine. Les importations asiatiques représentaient en 2022 plus de 25 % de la consommation européenne. Le coût de l'énergie a été multiplié par 4 à 5 entre 2021 et 2022. Ces facteurs affectent l'ensemble de la sidérurgie européenne sans exception ; ils ne résultent ni d'un choix stratégique d'ArcelorMittal, ni d'une politique de désindustrialisation ciblée sur la France. La proposition de loi confond causes et conséquences, et attribue à un changement de propriétaire des effets que seul le marché est en mesure de produire. Aucun constructeur automobile, aucun promoteur immobilier, aucune filière industrielle ne modifie sa demande d'acier parce que l'actionnaire d'un site change. La nationalisation ne crée ni nouvelles commandes, ni nouvelles exportations, ni baisse des coûts d'intrants. Elle déplace l'actionnaire, pas le marché. Ensuite, l'article plafonne le prix d'acquisition à « la valeur réelle moyenne des actions de la société » sur une période de référence. Ce mécanisme est inapplicable : ArcelorMittal France n'est pas une société cotée. La référence ne peut viser que les actions d'ArcelorMittal SA, société de droit luxembourgeois dont la capitalisation reflète la valeur consolidée d'un groupe présent dans plus de 60 pays, sans lien avec la valeur des seuls actifs français. Cette base de valorisation ne satisfait pas à l'exigence d'indemnisation juste et préalable posée par l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, telle qu'interprétée par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 81‑132 DC du 16 janvier 1982. Une procédure fixant unilatéralement un prix plafond indexé sur une entité distincte, sans expertise contradictoire, expose le texte à une censure constitutionnelle certaine et à un contentieux international coûteux avec ArcelorMittal SA, société bénéficiant des protections du droit européen des investissements. Enfin, l'efficacité de la nationalisation est contredite par l'histoire. Entre 1982 et 1995, la sidérurgie française a été intégralement nationalisée. Plus de 100 milliards de francs de subventions publiques ont été injectés dans le secteur. L'emploi sidérurgique a néanmoins chuté de 59 % sur cette période. La nationalisation n'a empêché ni les restructurations, ni les fermetures de sites, ni les suppressions massives d'emplois. Elle les a accompagnées, à coût public maximal. Nationaliser ArcelorMittal France en 2026, c'est reproduire en connaissance de cause une erreur dont les effets ont été documentés pendant treize ans. Pour l'ensemble de ces raisons, l'article 1er doit être supprimé.
- CF6·ARTICLE 3Rejeté
Cette proposition de loi n'est pas une bonne idée, ce qui justifie cet amendement.
- CF5·ARTICLE PREMIERRejeté
Cette proposition de loi n'est pas une bonne idée, ce qui justifie cet amendement.
- CF1·ARTICLE PREMIERRejeté
Si l'existence d'un secteur sidérurgique pérenne est indispensable à une nation souveraine, la nationalisation est la dernière cartouche à la main d'un Gouvernement. S'il est évident que la prise de possession d'Arcelor par un acteur étranger a constitue une lourde erreur, la prise de participation préférentielle sous la forme d'une action spécifique, dite « golden share » constitue une réponse préférable avant la nationalisation. Elle permet à l'État de retrouver un véritable pouvoir de décision sur les actifs stratégiques d'ArcelorMittal en France, tout en évitant le coût considérable qu'impliquerait un rachat intégral mais aussi la difficulté pour le Gouvernement d'assurer une bonne gestion de l'outil industriel tant ArcelorMittal a intégré les activités françaises dans son organisation transnationale. L'action spécifique offre un instrument précis : un droit de veto sur les décisions mettant en péril l'outil industriel – fermetures, cessions, délocalisations – sans transformer l'État en gestionnaire quotidien d'une entreprise confrontée à une concurrence mondiale et à des cycles de marché très volatils. Il s'agit ainsi d'un mécanisme de protection ciblé : l'État contrôle l'essentiel, sans porter lui-même l'ensemble de la gestion d'une activité qu'il ne maîtrise actuellement pas. Cette approche protège les emplois, sécurise la stratégie industrielle française et garantit l'usage efficace des financements publics destinés à la décarbonation, tout en préservant l'attractivité économique du pays. En somme, l'action spécifique est une solution de souveraineté pragmatique : elle protège sans nationaliser, et responsabilise sans renoncer à l'intervention de l'État pour défendre ses actifs stratégiques.
- CF2·ARTICLE 2Entonnoir (45)
- CF3·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Entonnoir (45)
- CF4·TITRERetiré
Amendement de coordination Le présent amendement modifie le titre pour porter la transformation de la nationalisation d'ArcelorMittal France en une prise par l'État d'une action spécifique de type « golden share ». Il complète ainsi l'amendement du Rassemblement national à l'article 1er et n'a de sens qu'en cas d'adoption de ce dernier.
- 424·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné. Cette association garantit que le document repose sur des données complètes et actualisées, et qu'il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.
- 343·ARTICLE PREMIERRejeté
La compétitivité et la souveraineté industrielles ne reposent pas uniquement sur la présence de sites de production, mais sur les compétences rares qui permettent de les exploiter et de les moderniser. Cet ajout garantit que les engagements conditionnant les aides publiques ne se limitent pas à des objectifs financiers ou immobiliers, mais incluent la préservation et la transmission des savoir-faire, l'adaptation des formations aux besoins industriels, et le maintien d'une main-d'œuvre hautement qualifiée en France. Sans capital humain, un outil industriel cesse d'être un atout stratégique pour devenir un simple décor.
- 407·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
La commission pourrait être amenée à publier des rapports spécifiques en cours d'année, notamment en cas d'évènements majeurs ou urgents. Ce sous-amendement vient ouvrir cette possibilité.
- 340·APRÈS L'ARTICLE PREMIERRejeté
Ce sous-amendement vise à garantir un délai raisonnable d'examen parlementaire.
- 351·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le dispositif vise à souligner l'impact des politiques publiques concernant le secteur de l'énergie dans l'effondrement de notre compétitivité industrielle.
- 333·ARTICLE PREMIERRejeté
Ce sous-amendement vis à renforcer l'orientation des investissements vers la décarbonation de l'industrie.
- 410·APRÈS L'ARTICLE 2Sous-amendement (98)
- 330·ARTICLE PREMIERRejeté
L'ajustement proposé vise à aligner le niveau de participation publique sur une appréciation plus dynamique de la gouvernance stratégique, en évitant toute rigidité arithmétique. La fixation à 1,01 % traduit le fait que la capacité d'opposition prévue au II doit reposer sur un critère fonctionnel, et non sur une valeur strictement arrondie. Cette précision favorise une cohérence accrue entre la détention capitalistique de l'État et le périmètre de son intervention dans un secteur soumis à de fortes fluctuations économiques, technologiques et environnementales. Il s'agit ainsi d'assurer un lien plus direct entre l'outil juridique mobilisé et les objectifs de protection des intérêts essentiels de la Nation.
- 394·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
La reformulation vise à améliorer la lisibilité et la précision juridique de la phrase. Elle adopte un style légistique plus direct, clarifie la structure de l'énoncé, et regroupe les éléments d'évaluation de manière cohérente. L'objectif est d'assurer une meilleure compréhension du contenu du rapport attendu, tout en conservant strictement le sens initial.
- 348·ARTICLE PREMIERRejeté
L'action spécifique confiée à l'État doit veiller aux intérêts essentiels du secteur sidérurgique et plus largement, au secteur industriel qui est le débouché de ce premier secteur. Or, entre 1970 et 2020, la France est le pays européen qui s'est le plus déindustrialisé avec une perte de 2,5 millions d'emplois industriels depuis 1974. Les fermetures d'usines s'enchaînent d'ailleurs de manière dramatique. « En 2024, la France a perdu plus d'usines qu'elle n'en a ouvert (avec un solde négatif de 19 sites selon le cabinet d'études Trendeo), du jamais-vu depuis 2015. La tendance continue en 2025, avec 20 fermetures d'usines déjà enregistrées en janvier. » Ces fermetures sont notamment dues à une hausse croissante de l'énergie alors même que la France possède un parc nucléaire exceptionnel qui a des capacités de production qui permettrait à tous de bénéficier d'une énergie peu chère et en quantité. La conccurence déloyale avec d'autres pays qui ont une fiscalité sur les entreprises et les salaires moindre qu'en France. Il faut rappeler que la France est le deuxième pays de l'Union européenne à taxer le plus avec un poids des impôts qui pèse pour 40,4% du PIB en 2024. La situation d'ArcelorMittal est tragique pour notre pays, pour nos industrie, pour ses salariés mais elle est aussi le fruit d'années de désengagement de politiques catastrophiques menant à la désindustrialisation massive que nous connaissons aujourd'hui.
- 342·ARTICLE PREMIERRejeté
Le présent sous-amendement apporte une précision salutaire à l'amendement initial de mon collègue Jean-Philippe Tanguy : la prise de participation préférentielle dans la société ArcelorMittal assure un droit de veto au ministre de l'économie sur les décisions allant à l'encontre des intérêts essentiels de la Nation mais également des actifs stratégiques du pays, en matière d'approvisionnement, d'activité ou d'infrastructures stratégiques dans le secteur sidérurgique.
- 409·APRÈS L'ARTICLE 2Hors-délais
- 371·APRÈS L'ARTICLE 1ER BISRejeté
Ce sous-amendement vise à intégrer l'impact environnemental dans l'analyse préalable.
- 362·ARTICLE PREMIERRejeté
Le présent sous-amendement vise à compléter le dispositif de contrôle renforcé de l'État par l'introduction d'obligations accrues de transparence financière et industrielle.
- 356·ARTICLE PREMIERRejeté
Le contrôle renforcé par l'État n'aura de sens que s'il s'accompagne d'une réelle politique d'industrialisation. Or, entre 1970 et 2020, la France est le pays européen qui s'est le plus déindustrialisé avec une perte de 2,5 millions d'emplois industriels depuis 1974. Les fermetures d'usines s'enchaînent d'ailleurs de manière dramatique. « En 2024, la France a perdu plus d'usines qu'elle n'en a ouvert (avec un solde négatif de 19 sites selon le cabinet d'études Trendeo), du jamais-vu depuis 2015. La tendance continue en 2025, avec 20 fermetures d'usines déjà enregistrées en janvier. » Ces fermetures sont notamment dues à une hausse croissante de l'énergie alors même que la France possède un parc nucléaire exceptionnel qui a des capacités de production qui permettrait à tous de bénéficier d'une énergie peu chère et en quantité. La conccurence déloyale avec d'autres pays qui ont une fiscalité sur les entreprises et les salaires moindre qu'en France. Il faut rappeler que la France est le deuxième pays de l'Union européenne à taxer le plus avec un poids des impôts qui pèse pour 40,4% du PIB en 2024. La situation d'ArcelorMittal est tragique pour notre pays, pour nos industrie, pour ses salariés mais elle est aussi le fruit d'années de désengagement de politiques catastrophiques menant à la désindustrialisation massive que nous connaissons aujourd'hui.
- 376·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 389·ARTICLE 1ER BISRetiré après publication
Cette précision vise à rappeler que de nombreux brevets et droits immatériels sont codétenus par plusieurs entités ou partenaires industriels. Leur transfert unilatéral créerait des conflits de droits et pourrait violer des accords internationaux de collaboration technologique.
- 338·APRÈS L'ARTICLE PREMIERRejeté
Renforce l'indépendance de l'étude.
- 387·ARTICLE 1ER BISRetiré après publication
Cette rédaction vise à sécuriser également les savoir-faire et informations confidentielles qui, bien que non brevetées, constituent des actifs immatériels essentiels pour les groupes industriels.
- 399·TITRERetiré après publication
Le présent sous-amendement vise à préciser la rédaction de l'amendement discuté.
- 364·APRÈS L'ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 372·APRÈS L'ARTICLE 1ER BISRejeté
Ce sous-amendement vise à accorder à la Cour des comptes un délai suffisant pour conduire un audit exhaustif.
- 332·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 423·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné. Cette association garantit que le document repose sur des données complètes et actualisées, et qu'il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.
- 385·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 428·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné. Cette association garantit que le document repose sur des données complètes et actualisées, et qu'il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.
- 375·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Ce sous-amendement vise à ajouter que le rapport préalable à la nationalisation doit envisager d'autres solution que la nationalisation en étudiant notamment le fait pour l'État de participer au capital via une action spécifique. Il s'agit ainsi de rappeler la position du Rassemblement national qui ne souhaite pas une nationalisation d'ArcelorMittal France mais la création d'une action spécifique détenue par l'État au sein du capital de la société.
- 369·APRÈS L'ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Ce sous-amendement vise à ajouter que le rapport préalable à la nationalisation doit envisager d'autres solution que la nationalisation en étudiant notamment le fait pour l'État de participer au capital via une action spécifique. Il s'agit ainsi de rappeler la position du Rassemblement national qui ne souhaite pas une nationalisation d'ArcelorMittal France mais la création d'une action spécifique détenue par l'État au sein du capital de la société.
- 363·APRÈS L'ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Un impact négatif sur les filiales, sous-traitants et partenaires européens ne doit pas être de nature à remettre en cause une décision de nationalisation.
- 373·ARTICLE 1ER BISTombé
Le présent sous-amendement vise à préciser que les dispositifs mentionnés à l'article concernent en priorité l'industrie automobile française. Cette précision permet de recentrer l'action publique sur le soutien aux acteurs nationaux confrontés à des mutations technologiques et concurrentielles majeures.
- 374·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Si nationalisation il doit y avoir, il est indispensable de penser aux salariés de cette entreprise.
- 422·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Ce sous-amendement propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné. Cette association garantit que le document repose sur des données complètes et actualisées, et qu'il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.
- 331·ARTICLE PREMIERRejeté
Depuis de nombreuses années, ArcelorMittal bénéficie de soutiens publics directs et indirects : crédits d'impôt, dispositifs d'accompagnement, aides à la décarbonation, financements liés aux politiques industrielles et environnementales. Ces concours publics sont justifiés par la nécessité de préserver une filière stratégique, essentielle à la souveraineté industrielle de la France. Ils engagent donc une responsabilité particulière de l'entreprise bénéficiaire à l'égard de la Nation. Or, dans plusieurs sites français du groupe, les annonces de suppressions de postes, de réduction d'activité ou de restructurations ont suscité une inquiétude légitime. Il n'est plus acceptable que des aides publiques substantielles puissent être versées sans garantie effective quant au maintien de l'activité industrielle et des emplois qui en dépendent. En ajoutant explicitement le terme « et subventions » à la fin de l'alinéa 1, le présent amendement entend affirmer clairement que toute forme de soutien public — qu'il s'agisse d'aides financières, de crédits d'impôt ou de subventions d'investissement — doit être strictement conditionnée à des engagements vérifiables en matière : de maintien des emplois, de pérennité des sites et de non-délocalisation des activités.
- 345·ARTICLE PREMIERRejeté
Pour qu'un accord stratégique soit autre chose qu'une promesse, il doit garantir la formation continue et l'adaptation des savoir-faire aux mutations industrielles. Cette précision permet d'éviter que les engagements de l'entreprise se limitent à du capital fixe, en négligeant l'investissement indispensable dans le capital humain.
- 347·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le dispositif invite à se concentrer sur la relance sidérurgique française.
- 359·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
Le dispositif vise à souligner l'importance d'un environnement normatif rationnel pour entreprendre une réindustrialisation.
- 412·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement propose de replacer le site dans un contexte concurrentiel plus large.
- 430·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement propose que le rapport remis au Parlement soit établi en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire concerné. Cette association garantit que le document repose sur des données complètes et actualisées, et qu'il reflète la réalité locale de manière plus précise et plus opérationnelle.
- 395·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
La nouvelle rédaction clarifie et structure l'obligation faite au Gouvernement en remplaçant une phrase unique, longue et lourde, par deux phrases distinctes et plus lisibles. Elle précise d'abord l'objet du rapport — l'analyse de la situation économique du site de Fos-sur-Mer pour ArcelorMittal — puis détaille, de manière ordonnée, les informations qu'il doit contenir. L'utilisation du terme « notamment » sécurise juridiquement la portée de la liste, qui n'est plus limitative. Les différents éléments (rentabilité, emplois, attractivité territoriale, investissements) sont réorganisés selon une logique économique cohérente, et les formulations excessivement lourdes ou redondantes (« mais également ») sont supprimées. L'ensemble adopte ainsi un style plus conforme aux standards de la rédaction législative, tout en conservant exactement le fond du texte initial.
- 354·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
Le dispositif invite à se concentrer sur la relance sidérurgique française.
- 341·ARTICLE PREMIERRejeté
À rebours du souhait de la France insoumise de nationaliser le groupe ArcelorMittal France, le groupe Rassemblement National veut instituer une action spécifique, détenue par l'État, au sein du capital de la société. Une telle prise de participation préférentielle permettrait à la puissance publique de disposer d'un droit de veto sur les décisions du groupe, qui iraient à l'encontre des intérêts industriels de la France et menaceraient l'emploi dans la sidérurgie. En disposant d'un tel levier juridique, le ministre de l'économie pourrait s'opposer à des fermetures d'usines et des délocalisations sur le sol français. Il s'agit donc d'une mesure protégeant réellement la souveraineté industrielle de notre pays, sans pour autant proposer une prise de contrôle publique d'ArcelorMittal France. Avec un tel outil, l'État redevient stratège, comme à l'époque gaullienne et pompidolienne, et retrouve une capacité d'action efficace pour défendre la sidérurgie tricolore. S'agissant plus précisément du sous-amendement, la modification proposée est purement symbolique et vise à rappeler que ce n'est pas la taille de l'action qui compte, c'est surtout le droit de veto associé à cette prise de participation préférentielle de l'État.
- 425·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement vise à compléter le contenu du rapport en y intégrant une analyse spécifique de l'impact financier et budgétaire pour l'État lié à la nationalisation.
- 344·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet ajustement vise à souligner que la participation de l'État, pour être stratégique, n'a pas besoin d'être parfaitement ronde : la souveraineté n'est pas une affaire de décimales, mais de contrôle effectif. En précisant la participation à 0,999 %, le présent sous-amendement met en lumière le caractère avant tout symbolique du seuil retenu dans l'amendement principal : l'efficacité du droit de veto dépend bien plus de sa portée juridique que du nombre de parts détenues.
- 411·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Ce sous-amendement propose que le rapport fasse également apparaître les risques pour l'Etat de la nationalisation.
- 392·ARTICLE 3Retiré après publication
La nouvelle rédaction, qui prévoit que « les dépenses résultant de la présente loi ne peuvent être prises en charge par des fonds publics qu'en vertu d'une autorisation expresse inscrite en loi de finances », renforce la sécurité juridique du dispositif en clarifiant son impact budgétaire et en évitant toute charge implicite pour l'État. En recentrant strictement toute dépense éventuelle dans le cadre du débat budgétaire annuel, elle garantit la maîtrise des deniers publics, respecte le principe de sincérité budgétaire et assure que toute implication financière future fasse l'objet d'un examen démocratique approprié par le Parlement.
- 355·ARTICLE PREMIERRejeté
Il s'agit de préciser que la nationalisation porte aussi sur les compétences technologiques et la capacité d'innovation, sans lesquelles l'industrie sidérurgique ne peut être compétitive ni souveraine. Nationaliser l'outil sans préserver l'ingénierie reviendrait à acquérir une coquille vide.
- 414·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Ce sous-amendement complète le contenu du rapport en prévoyant l'inclusion d'une analyse des risques financiers. Il permet de fournir au Parlement une vision plus complète de la situation économique du site.
- 401·TITRERetiré après publication
Le présent sous amendement vise à apporter une meilleure fluidité rédactionnelle et une précision davantage appropriée au cadre légistique.
- 377·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 352·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
Le dispositif vise à souligner l'importance de l'énergie pour retrouver une industrie concurrentielle.
- 382·ARTICLE 1ER BISRetiré après publication
La production d'acier est indispensable à l'industrie de défense — constructions navales, blindés, infrastructures militaires. Rappeler ce lien stratégique souligne que la sidérurgie participe directement à la sécurité du continent et que sa préservation constitue un enjeu de souveraineté européenne partagé.
- 393·APRÈS L'ARTICLE 2Retiré après publication
Le présent sous-amendement vise à clarifier la rédaction.
- 336·ARTICLE PREMIERRejeté
Ce sous-amendement vise à renforcer la transparence et le suivi des engagements.
- 379·ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 365·APRÈS L'ARTICLE PREMIERSous-amendement (98)
- 427·APRÈS L'ARTICLE 2Rejeté
Le présent sous-amendement vise à compléter le contenu du rapport en y intégrant une analyse spécifique de l'impact financier et budgétaire pour l'État lié à la nationalisation.
- 357·ARTICLE PREMIERRejeté
Il est indispensable que la France continue d'investir dans la formation pour permettre à nos enfants de continuer à s'investir dans notre industrie. La France doit rassurer des générations de jeunes qu'il existe un avenir industriel dans notre pays.
- 370·APRÈS L'ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Ce sous-amendement vise à supprimer les mots : « , au-delà de toute considération idéologique, » de la demande de rapport de Madame Marie Lebec. La question d'ArcelorMittal ne doit pas être idéologique. Elle est simple : notre industrie sidérurgique a été détruite parce que la France a laissé notre fleuron être acheté par un groupe étranger qui refuse d'investir en France. Les raisons sont nombreuses : la taxe carbone, le coût croissant de l'électricité, le coût de la fiscalité en France.
- 397·APRÈS L'ARTICLE 2Satisfait ou inopérant (42)
- 384·ARTICLE 1ER BISRetiré après publication
Ce sous-amendement précise que les licences et autorisations d'exploitation attachées aux droits de propriété intellectuelle doivent également être exclues du transfert.