Proposition de loi ordinaire
Fin de vie
Chronologie
- —
1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- 11 mars 2025
1er dépôt d'une initiative.
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 11 mars 2025
Renvoi en commission au fond
- 18 mars 2025
Nomination de rapporteur
- 18 mars 2025
Réunion de commission
- 25 mars 2025
Réunion de commission
- 26 mars 2025
Réunion de commission
- 1 avril 2025
Réunion de commission
- 2 avril 2025
Réunion de commission
- 2 avril 2025
Réunion de commission
- 2 avril 2025
Réunion de commission
- 9 avril 2025
Réunion de commission
- 9 avril 2025
Réunion de commission
- 9 avril 2025
Réunion de commission
- 10 avril 2025
Réunion de commission
- 10 avril 2025
Réunion de commission
- 10 avril 2025
Réunion de commission
- 11 avril 2025
Réunion de commission
- 11 avril 2025
Réunion de commission
- 11 avril 2025
Réunion de commission
- 28 avril 2025
Réunion de commission
- 28 avril 2025
Réunion de commission
- 29 avril 2025
Réunion de commission
- 29 avril 2025
Réunion de commission
- 30 avril 2025
Réunion de commission
- 30 avril 2025
Réunion de commission
- 30 avril 2025
Réunion de commission
- 2 mai 2025
Réunion de commission
- 2 mai 2025
Réunion de commission
- 21 mai 2025
Réunion de commission
- 2 mai 2025
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 12 mai 2025
Discussion en séance publique
- 16 mai 2025
Discussion en séance publique
- 17 mai 2025
Discussion en séance publique
- 17 mai 2025
Discussion en séance publique
- 17 mai 2025
Discussion en séance publique
- 19 mai 2025
Discussion en séance publique
- 19 mai 2025
Discussion en séance publique
- 19 mai 2025
Discussion en séance publique
- 20 mai 2025
Discussion en séance publique
- 20 mai 2025
Discussion en séance publique
- 21 mai 2025
Discussion en séance publique
- 21 mai 2025
Discussion en séance publique
- 22 mai 2025
Discussion en séance publique
- 22 mai 2025
Discussion en séance publique
- 22 mai 2025
Discussion en séance publique
- 23 mai 2025
Discussion en séance publique
- 23 mai 2025
Discussion en séance publique
- 23 mai 2025
Discussion en séance publique
- 24 mai 2025
Discussion en séance publique
- 27 mai 2025
Discussion en séance publique
- 27 mai 2025
Décision — adoptée
- —
1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- 27 mai 2025
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 27 mai 2025
Renvoi en commission au fond
- —
Nomination de rapporteur
- 7 janvier 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 28 janvier 2026
Décision — rejetée
- —
deuxième lecture
- 28 janvier 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 28 janvier 2026
Renvoi en commission au fond
- 28 janvier 2026
Nomination de rapporteur
- 4 février 2026
Réunion de commission
- 4 février 2026
Réunion de commission
- 17 février 2026
Réunion de commission
- 5 février 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 16 février 2026
Discussion en séance publique
- 17 février 2026
Discussion en séance publique
- 18 février 2026
Discussion en séance publique
- 18 février 2026
Discussion en séance publique
- 19 février 2026
Discussion en séance publique
- 19 février 2026
Discussion en séance publique
- 19 février 2026
Discussion en séance publique
- 20 février 2026
Discussion en séance publique
- 20 février 2026
Discussion en séance publique
- 20 février 2026
Discussion en séance publique
- 23 février 2026
Discussion en séance publique
- 23 février 2026
Discussion en séance publique
- 23 février 2026
Discussion en séance publique
- 24 février 2026
Discussion en séance publique
- 24 février 2026
Discussion en séance publique
- 25 février 2026
Discussion en séance publique
- 25 février 2026
Discussion en séance publique
- 25 février 2026
Décision — adoptée
- —
deuxième lecture
- 25 février 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 25 février 2026
Renvoi en commission au fond
- 29 avril 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 12 mai 2026
Décision — rejetée
- —
Commission Mixte Paritaire
- 19 mai 2026
Convocation d'une CMP
- —
Commission Mixte Paritaire
- 2 juin 2026
Nomination de rapporteur
- 2 juin 2026
Dépôt du rapport d'une CMP
- 2 juin 2026
Dépôt du rapport d'une CMP
- 3 juin 2026
Décision de la CMP — Désaccord
- —
Nouvelle Lecture
- 12 mai 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 12 mai 2026
Renvoi en commission au fond
- 27 mai 2026
Nomination de rapporteur
- 8 juin 2026
Réunion de commission
- 8 juin 2026
Réunion de commission
- 9 juin 2026
Réunion de commission
- 10 juin 2026
Réunion de commission
- 10 juin 2026
Réunion de commission
- 11 juin 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 22 juin 2026
Discussion en séance publique
- 22 juin 2026
Discussion en séance publique
- 23 juin 2026
Discussion en séance publique
- 23 juin 2026
Discussion en séance publique
- 24 juin 2026
Discussion en séance publique
- 24 juin 2026
Discussion en séance publique
- 26 juin 2026
Discussion en séance publique
- 26 juin 2026
Discussion en séance publique
- 26 juin 2026
Discussion en séance publique
- 27 juin 2026
Discussion en séance publique
- 27 juin 2026
Discussion en séance publique
- 30 juin 2026
Discussion en séance publique
- 30 juin 2026
Décision — adoptée
- —
Nouvelle Lecture
- 30 juin 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 30 juin 2026
Renvoi en commission au fond
- 1 juillet 2026
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 7 juillet 2026
Décision — rejetée
- —
Lecture définitive
- 9 juillet 2026
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 9 juillet 2026
Renvoi en commission au fond
- —
Discussion en séance publique
- 15 juillet 2026
Discussion en séance publique
- 15 juillet 2026
Décision — adoptée
- —
Conseil constitutionnel
- 16 juillet 2026
Saisine du conseil constitutionnel
- 17 juillet 2026
Saisine du conseil constitutionnel
- 17 juillet 2026
Saisine du conseil constitutionnel
- 20 juillet 2026
Saisine du conseil constitutionnel
- 20 juillet 2026
Saisine du conseil constitutionnel
- 14 août 2026
Conclusion du conseil constitutionnel — Conforme
- —
Promulgation de la loi
- 18 août 2026
Promulgation d'une loi
Scrutins liés
- n° 8280·15/07/2026adopté
l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (lecture définitive).
- n° 7894·30/06/2026adopté
l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
- n° 5729·25/02/2026adopté
l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).
- n° 2107·27/05/2025adopté
l’ensemble de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (première lecture).
Amendements
100 premiers amendements (par date de dépôt).
- 2152·ARTICLE 9Adopté
Amendement de coordination
- 2153·ARTICLE 12Adopté
Ce sous-amendement vise à préciser la portée de l'effet suspensif prévu par l'amendement 674 en spécifiant qu'il s'applique aux procédures de référé-liberté et de référé-suspension devant la juridiction administrative. En pratique, la contestation, par la personne chargée de la mesure de protection, de la décision autorisant une personne protégée à recourir à l'aide à mourir devrait s'effectuer par la voie de ces procédures d'urgence, qui permettent une résolution rapide du litige - le délai de jugement étant fixé à quarante-huit heures dans le cas d'un référé-liberté. Il en va déjà ainsi des recours portant sur la limitation ou l'arrêt des traitements dont la poursuite traduirait une obstination déraisonnable, qui prennent dans la quasi-totalité des cas la forme d'un tel référé. Le cas échéant, le médecin suspend sa décision jusqu'à ce que le juge se prononce. L'amendement 674 définit une procédure analogue en prévoyant que la saisine du juge administratif suspende la procédure d'aide à mourir et que le juge se prononce dans un délai de deux jours. Aussi, ce sous-amendement vise à préciser que la suspension de la procédure concerne les recours en référé-liberté ou en référé-suspension, prévus respectivement aux articles L. 521-2 et L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, il supprime la mention du délai de jugement de deux jours : dans le cas du référé-liberté, cette précision est satisfaite par les termes mêmes de l'article L. 521-2 précité ; dans le cas du référé-suspension, si le code de justice administrative ne fixe pas de délai, le juge adapte en pratique son office aux circonstances de l'affaire pour se prononcer en temps utile, compte tenu de la condition d'urgence qui caractérise cette voie de recours.
- 1·ARTICLE 2Adopté
Cet amendement vise à rétablir la possibilité que la substance létale soit administrée par un médecin.
- 2151 (Rect)·ARTICLE 17Rejeté
L'objectif de ce sous-amendement est d'équilibrer les peines entre le délit d'incitation et le délit d'entrave.
- 2150·ARTICLE 17Sous-amendement (98)
- 1256·ARTICLE 2Non soutenu
Le présent amendement vise, en l'espèce, à restreindre le dispositif d'aide à mourir à la seule hypothèse du suicide assisté, en excluant toute possibilité d'euthanasie pratiquée par un tiers. Ce choix repose sur une distinction éthique et juridique essentielle entre l'assistance technique à un acte accompli par la personne elle-même et l'intervention directe d'un professionnel visant à provoquer la mort. Sur le plan pratique, il existe aujourd'hui des dispositifs médicaux permettant à une personne d'initier elle-même l'administration du produit létal, sans qu'un tiers n'ait à accomplir l'acte final. Ce type de mécanisme est déjà utilisé dans plusieurs pays européens, notamment en Suisse, et a fait l'objet d'une reconnaissance jurisprudentielle récente en Allemagne, confirmant la possibilité d'un tel encadrement sans recours à l'euthanasie. En limitant l'aide à mourir au suicide assisté, le présent amendement entend privilégier la solution la plus restrictive, la plus maîtrisée et la moins susceptible de dérives. Il s'inscrit dans une démarche de prudence législative, visant à préserver l'équilibre entre le respect de l'autonomie des personnes et la protection des principes fondamentaux qui fondent l'éthique médicale et la responsabilité collective.
- 1358·ARTICLE 4Retiré après publication
L'objectif de cet amendement est d'ajouter, parmi les conditions d'accès à l'aide à mourir, l'obligation pour la personne concernée d'avoir préalablement bénéficié d'une prise en charge en soins palliatifs. Il ne s'agit pas seulement de garantir que cette offre ait été théoriquement disponible, mais qu'elle ait été effectivement proposée, expliquée et mise en œuvre dans le cadre d'un accompagnement en fin de vie global. Telle est la portée du présent amendement.
- 1919·ARTICLE 2Retiré
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1449·ARTICLE 6Adopté
Amendement de coordination avec l'amendement déposé à l'article 5 par le rapporteur général, le président Valletoux, M. Monnet et les rapporteurs visant à faire de la première consultation relative à l'aide à mourir un véritable moment d'échange et de conseils entre le médecin et la personne.
- 1345·ARTICLE 3Rejeté
L'expression « aide à mourir » est un euphémisme volontairement ambigu, qui tend à infantiliser et à induire en erreur nos concitoyens. Le législateur doit nommer clairement les actes pour assumer son intention, éviter les dérives d'interprétation et garantir tant l'intelligibilité de la norme que la sécurité juridique. Le présent amendement répond à cette exigence fondamentale.
- 1059·ARTICLE 4Rejeté
Cet amendement vise à permettre d'accéder à l'aide à mourir, dans les cas où la situation ne permet pas une expression réitérée en pleine conscience, par la possibilité que le patient exprime sa volonté via des directives anticipées ou via la personne de confiance. En effet, la loi Claeys-Leonetti met à disposition les directives anticipées et la désignation de la personne de confiance, pour permettre d'exprimer ses choix en matière de fin de vie. Il est donc nécessaire que les situations où la volonté de la personne est exprimée par des directives anticipées et/ou par sa personne de confiance soient prévues dans la définition de l'aide à mourir. Ainsi, si son souhait explicite d'accéder à l'aide à mourir dans une situation donnée est indiqué dans les directives anticipées et confirme une volonté d'accès à l'aide à mourir, d'autant plus si cette volonté peut être confirmée par une personne de confiance, une personne ne doit pas être empêchée d'accéder à l'aide à mourir parce qu'elle n'est plus consciente ou n'a plus son discernement. Dans le cas contraire, cette loi risquerait de priver des personnes victimes d'accidents, d'AVC, de maladies dégénératives à dégénérescence accélérée, et de toute personne qui ne se trouve plus en pleine conscience, quelle qu'en soit la cause, au moment de réitérer sa volonté, d'accéder à l'aide à mourir, alors qu'elles en exprimaient explicitement le souhait au moment où elles étaient encore en pleine conscience. Dans les situations où la personne est consciente mais privée de discernement, mais où elle exprimerait d'une manière ou d'une autre un refus, le processus doit être suspendu pour ne pas lui imposer une décision dont elle ne voudrait plus. Pour des questions de recevabilité financière, le présent amendement est contraint d'exclure la charge relative aux actes pris en charge par l'Assurance Maladie. Néanmoins, nous réaffirmons notre position en faveur d'une prise en charge intégrale des actes relatifs à l'aide à mourir, quelles qu'en soient les conditions.
- 1064·ARTICLE 9Rejeté
Cet amendement vise à rétablir, pour la personne souhaitant accéder à l'aide à mourir, le droit de déléguer l'acte d'administration de la substance létale. Un amendement du groupe "droite républicaine" puis une modification rédactionnelle ont prévu que cette délégation soit circonscrite aux seuls cas dans lesquels la personne demandant l'aide à mourir "n'est pas en physiquement en mesure de le faire elle-même". Nous proposons un retour à l'état antérieur du texte afin de plus subordonner l'administration de la substance létale par un médecin ou un infirmier à l'incapacité physique de la personne de pouvoir procéder à une auto-administration. En cohérence avec la rédaction de l'article 6 de la présente proposition de loi, cet amendement vise à instaurer une liberté de choix pour la personne.
- 1081·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement supprime la possibilité qu'un médecin ou un infirmier administre la substance létale, afin de préserver la vocation des soignants, qui est de soigner, soulager et accompagner les patients.
- 1468·ARTICLE 5Non soutenu
Cet amendement vise à rappeler que toutes les personnes malades peuvent bénéficier d'un accompagnement en soins palliatifs.
- 1233·ARTICLE PREMIERRejeté
L'article propose d'ajouter la mention « expression de leur volonté et fin de vie ». Or, l'article, tel qu'énoncé, introduit l'euthanasie et le suicide assisté sous l'expression « aide à mourir », en permettant à une personne de recourir à une substance létale dans les conditions définies par la loi. Cette mesure, en plus de se heurter à des principes fondamentaux tels que le droit à la vie, soulève de multiples difficultés, notamment quant à l'exercice de la clause de conscience des médecins. Elle marque également une rupture radicale dans la culture du soin et de la protection de la vie des plus fragiles, lesquels seraient exposés à des pressions qui n'ont pas lieu d'être. Tel est l'objet du présent amendement.
- 1512·ARTICLE 4Non soutenu
La question de l'accès à l'aide à mourir pour les personnes atteintes de déficience intellectuelle soulève des enjeux éthiques et de protection des droits fondamentaux des individus les plus vulnérables. Il est primordial de considérer que ces personnes, en raison de leur déficience, peuvent ne pas être en mesure de comprendre pleinement la portée d'une telle décision ni d'exprimer un consentement éclairé et autonome.
- 2113·ARTICLE 18Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1402·ARTICLE 17Rejeté
En supprimant l'intégralité de l'article 17, la commission n'a pas seulement écarté le délit d'entrave, dont la définition large faisait peser un risque réel de crainte et d'autocensure sur les familles et les soignants. Elle a également fait disparaître la sanction des pressions exercées sur une personne afin qu'elle ait recours à l'aide à mourir. Or cette seconde disposition répond à une préoccupation essentielle. La fin de vie est un moment d'extrême vulnérabilité, où la personne malade peut se sentir en charge pour ses proches ou pour la collectivité et redouter de leur peser. Le risque que des pressions, explicites ou implicites, s'exercent sur elle pour qu'elle demande l'aide à mourir ne peut être ignoré. Le présent amendement rétablit cette seule protection, sans réintroduire le délit d'entrave. Il maintient en outre la précision selon laquelle la simple mise à disposition d'informations sur les modalités d'exercice du droit ne constitue pas une infraction. Il garantit ainsi que les personnes les plus fragiles soient protégées contre toute forme de pression, sans entraver ni le dialogue ni l'information.
- 1418·ARTICLE 6Rejeté
Le III de l'article L. 1111‑12‑4 prévoit que le médecin notifie sa décision, oralement et par écrit, à la personne ayant formé la demande et, le cas échéant, à la personne chargée d'une mesure de protection juridique. Aucune disposition ne prévoit d'information des membres de la famille de la personne concernée. Cette absence d'information repose sur la même conception strictement individuelle que celle de l'article L. 1111‑12‑10 : comme si la décision d'autoriser l'accès à l'aide à mourir ne concernait que son seul destinataire. Or une telle décision n'affecte pas seulement la personne qui en bénéficie : elle engage irrémédiablement l'ensemble de sa famille, qui en portera les conséquences humaines et affectives, parfois sans même en avoir eu connaissance avant que l'acte ne soit accompli. Cette lacune prive en outre d'effet utile le droit de recours ouvert aux membres de la famille au premier degré par l'article L. 1111‑12‑10. Un droit de contester une décision dont on ignore l'existence n'est, en pratique, qu'une garantie de façade. Le présent amendement crée une obligation d'information de la famille au premier degré, simultanée à la notification faite à la personne, lorsque la décision autorise l'accès à l'aide à mourir. Cette obligation reconnaît que la décision impacte l'ensemble de la cellule familiale et non la seule personne concernée, tout en préservant l'autonomie de cette dernière par une faculté d'opposition expresse, lui permettant de s'opposer à cette information si elle l'estime contraire à sa volonté.
- 1485·ARTICLE 6Rejeté
Comme mentionné dans l'étude d'impact du présent projet de loi ou dans l'avis n° 139 du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE), l'euthanasie est un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable (tant sur le plan physique que physiologique). La substance létale est administrée par un tiers. L'actuel projet de loi prévoit dans son article 2, que lorsque la personne n'est pas en mesure physiquement de s'injecter la substance létale, elle peut se la faire administrer par un médecin ou un infirmier. Sur le plan médical, l'euthanasie signifie, selon le Centre national de Ressources textuelles et lexicales : « Mort douce, de laquelle la souffrance est absente, soit naturellement, soit par l'effet d'une thérapeutique dans un sommeil provoqué. » Les soins palliatifs sont déjà à considérer comme une aide à mourir dans la dignité, notamment grâce à la sédation profonde et continue jusqu'au décès rendue possible par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Le CCNE, qui a fortement inspiré la rédaction de ce projet de loi, utilise près de cent fois le terme « euthanasie » dans son avis n° 139. Par honnêteté intellectuelle et pour pouvoir aborder le fond, il est nécessaire, tout au long de ce projet de loi, d'adopter la sémantique qui convient.
- 2076·ARTICLE 13Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1544·ARTICLE 6Rejeté
Le présent amendement vise à ouvrir la possibilité d'un contrôle juridictionnel rapide, avant la mise en œuvre de l'aide à mourir, par la voie du référé-liberté. Dans notre droit, le référé-liberté permet au juge administratif de statuer dans un délai de quarante-huit heures lorsqu'une atteinte grave et manifestement illégale est portée à une liberté fondamentale. Un mécanisme analogue existe déjà en matière de décisions médicales engageant la fin de vie, notamment l'arrêt de traitement. Le Conseil d'État a confirmé que lorsque la décision d'un médecin d'arrêter ou de ne pas entreprendre un traitement (notamment pour éviter une obstination déraisonnable) pourrait entraîner une atteinte irréversible à la vie, le juge des référés peut être saisi sur ce fondement pour ordonner des mesures de sauvegarde appropriées. Compte tenu du caractère irréversible de l'aide à mourir, il apparaît nécessaire de garantir une voie de recours d'urgence en cas de doute sérieux sur le respect des conditions légales ou sur la liberté du consentement.
- 2107·ARTICLE 18Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1356·ARTICLE 4Rejeté
Le présent amendement vise à inscrire dans la loi une définition de la notion de « souffrance réfractaire », qui constitue un concept central de la médecine palliative. Cette précision a pour objet d'harmoniser les pratiques des professionnels de santé dans l'appréciation de ce critère, en particulier lorsqu'il conditionne la mise en œuvre d'une sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès ou l'examen d'une demande d'assistance médicale à mourir. La définition retenue reprend celle de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, afin de s'appuyer sur une référence médicale reconnue et partagée par les acteurs de terrain.
- 2069·ARTICLE 12Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1221·ARTICLE 6Rejeté
Réfléchir sur sa propre mort n'est pas quelque chose qui se fait dans l'urgence.
- 1958·ARTICLE 4Retiré après publication
Cet amendement vise à clarifier et sécuriser la condition médicale ouvrant droit à l'aide à mourir, en évitant l'imprécision de la formulation actuelle qui parle simplement d'« affection grave et incurable […] en phase avancée ou terminale ». En introduisant les notions : - de gravité et d'incurabilité avérées ; - d'évolution irréversible malgré une prise en charge adaptée ; - de pronostic vital engagé à court terme, en phase terminale, la reformulation exclut notamment : - les maladies chroniques non létales à court terme, - les handicaps durables sans engagement vital imminent, - les situations où des soins palliatifs peuvent encore significativement stabiliser ou soulager la personne. Cette rédaction permet de protéger les personnes vulnérables et d'ancrer le recours à l'aide à mourir dans des situations d'ultime recours médical, conformément à l'objectif de la loi : ne jamais faire de cette aide une alternative par défaut à un accompagnement défaillant.
- 1563·ARTICLE 10Rejeté
Le présent amendement a pour objectif de permettre au médecin traitant d'intervenir dans le cadre de la procédure d'aide à mourir, en lui conférant expressément le pouvoir de l'interrompre si les conditions légales ou éthiques ne sont pas respectées. Cette mesure repose sur l'idée fondamentale que le médecin traitant, en raison de sa connaissance approfondie et durable du patient, est particulièrement placé pour garantir que la procédure se déroule dans le strict respect de la loi. Afin d'éviter tout comportement visant à entraver la bonne réalisation de ce nouveau droit, cette capacité donnée au médecin traitant se limite aux erreurs manifestes qui concernent les critères d'accès définis dans la loi.
- 1115·ARTICLE 6Rejeté
Cet amendement de repli vise à protéger les personnes atteintes de déficience intellectuelle en conditionnant leur accès à l'aide à mourir à une attestation médicale spécialisée. Il s'inscrit dans le prolongement direct de la règle déjà posée à l'article 6, selon laquelle une personne dont le discernement est gravement altéré ne peut être reconnue comme manifestant une volonté libre et éclairée. Appliquée aux personnes atteintes de déficience intellectuelle, cette logique de vérification de l'aptitude au discernement justifie une garantie procédurale renforcée.
- 2131·ARTICLE 19Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1455·ARTICLE 6Non soutenu
Amendement de cohérence supprimant cet article qui détaille la procédure d'aide à mourir.
- 1440·ARTICLE 7Tombé
Le présent amendement interdit expressément que des entreprises, des associations ou des régies assurant un service de pompes funèbres puissent mettre à disposition un lieu d'accueil pour la pratique d'une euthanasie ou d'un suicide assisté. Cette pratique, qui existe déjà au Québec, viole tous les principes éthiques et introduit une forme inacceptable de monétisation de la mort.
- 1911·ARTICLE 2Non soutenu
Cet amendement renforce les caractéristiques de la demande.
- 2063·ARTICLE 12Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1582·ARTICLE 15Rejeté
Le présent amendement vise à intégrer explicitement l'ensemble des déterminants institutionnels et sociaux susceptibles d'influencer la demande d'aide à mourir. La volonté exprimée par une personne gravement malade peut être affectée par des facteurs structurels tels que : une offre insuffisante de soins palliatifs ; des conditions d'accueil dégradées ; un sous-effectif chronique du personnel ; des situations de maltraitance ou de carence organisationnelle ; un défaut de soutien ou une charge excessive pesant sur les aidants ; des délais administratifs excessifs dans l'attribution des aides. Il est indispensable que l'évaluation annuelle du dispositif permette d'identifier ces éléments afin de garantir que l'aide à mourir ne soit jamais la conséquence indirecte de défaillances du système de soins ou d'un isolement social.
- 1305·ARTICLE 6Rejeté
Cet amendement vise à introduire une notion de volontariat pour les pharmaciens dans le cadre de la préparation de substances létales. Il est crucial de respecter la liberté de conscience de ces derniers. Cela permet d'éviter toute obligation professionnelle qui pourrait entrer en conflit avec la déontologie ou les convictions personnelles de certains pharmaciens.
- 1114·ARTICLE 6Rejeté
Le présent amendement vise à garantir que les personnes atteintes de déficience intellectuelle ne puissent être regardées comme remplissant la condition d'aptitude à manifester une volonté libre et éclairée exigée au 5° de l'article L. 1111‑12‑2. Il s'inscrit dans la logique même de l'article 6, qui confie au médecin la vérification du caractère libre et éclairé de la volonté de la personne et qui prévoit déjà, à cet effet, qu'une personne dont le discernement est gravement altéré ne peut être reconnue comme manifestant une telle volonté. La déficience intellectuelle, en ce qu'elle affecte structurellement la capacité d'appréhender la portée et le caractère irréversible d'une décision de fin de vie, appelle une règle d'appréciation identique. La capacité à exprimer formellement un consentement ne saurait en effet être confondue avec l'aptitude réelle à en mesurer toutes les conséquences. En l'absence de précision, le risque existe que des personnes particulièrement vulnérables se voient ouvrir l'accès à l'aide à mourir sur le fondement d'un consentement dont la pleine compréhension ne peut être garantie. Loin de constituer une discrimination fondée sur le handicap, le présent amendement s'analyse comme une mesure de protection proportionnée, strictement parallèle à celle que le texte retient déjà pour le discernement gravement altéré, et conforme à l'exigence constitutionnelle de protection des personnes vulnérables.
- 2043·ARTICLE 10Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1103·ARTICLE 9Non soutenu
Cet amendement vise à permettre à la personne de choisir librement les modalités de l'aide à mourir, et notamment la personne qui l'administrera. Il vise à garantir la cohérence de l'ensemble du texte avec l'amendement à l'article 6 adopté par la commission des affaires sociales. Il prévoit de permettre l'administration par un tiers selon le libre choix du patient, au lieu de le restreindre, comme le prévoit le texte initial de la proposition de loi, aux situations où la personne n'est physiquement pas en mesure de se l'administrer elle-même. En effet, la volonté de la personne d'accéder à l'aide à mourir ne doit pas être remise en cause si, pour des raisons qui lui sont propres, elle souhaite que ce soit un tiers qui lui administre la potion létale. Il est important que la personne n'ait pas à se justifier mais puisse librement choisir les conditions concrètes de ses derniers instants, dès lors que les conditions mentionnées dans la loi sont réunies par ailleurs. Pour des questions de recevabilité financière, le présent amendement est contraint d'exclure la charge relative aux actes pris en charge par l'Assurance Maladie. Néanmoins, nous réaffirmons notre position en faveur d'une prise en charge intégrale des actes relatifs à l'aide à mourir, quelles qu'en soient les conditions. Cet amendement a été travaillé avec l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
- 1520·ARTICLE 5Non soutenu
La rédaction actuelle de cet alinéa est maladroite. En effet, elle laisse entendre que seules les personnes en situation de handicap seront informées des dispositifs et droits garantissant la prise en charge de leurs besoins médicaux, matériels, psychologiques et sociaux. Or, il serait préférable que ce niveau d'information et d'accompagnement soit accessible au plus grand nombre. Tel est l'objet de cet amendement.
- 1561·ARTICLE 10Retiré
L'article 10 traite des obligations d'information pesant sur le médecin dans le cadre de la procédure d'aide à mourir. L'alinéa 4 prévoit que lorsque la personne fait l'objet d'une mesure de protection juridique, le médecin en informe par écrit la personne chargée de la mesure. Cette disposition, dans la logique d'exclusion totale des personnes protégées du champ d'application de la loi, devient sans objet : la procédure ne pouvant pas être instruite pour une personne sous mesure de protection, le médecin n'a pas à notifier à son représentant une procédure qui ne peut pas lui être ouverte. Le présent amendement supprime donc cette mention afin d'assurer la cohérence globale du texte. Il évite toute ambiguïté pouvant laisser croire que la procédure resterait théoriquement accessible aux personnes protégées moyennant l'information du tuteur ou curateur. L'exclusion doit être claire, inconditionnelle, et se refléter dans l'ensemble des dispositions procédurales de la loi.
- 1876·TITRERetiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1452·ARTICLE 6Adopté
Cet amendement propose de revenir sur l'amendement de Mme Simonnet et plusieurs de ses collègues du groupe Écologiste et social, qui a été adopté en commission contre l'avis des rapporteurs. En effet, il avait pour objectif de laisser le libre choix à la personne entre autoadministration et administration par un médecin ou un infirmier. Par coordination avec l'article 2 et l'article 9, il est nécessaire de supprimer cet ajout.
- 1491·ARTICLE 16Retiré
Comme mentionné dans l'étude d'impact du présent projet de loi ou dans l'avis n° 139 du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE), l'euthanasie est un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable (tant sur le plan physique que physiologique). La substance létale est administrée par un tiers. L'actuel projet de loi prévoit dans son article 2, que lorsque la personne n'est pas en mesure physiquement de s'injecter la substance létale, elle peut se la faire administrer par un médecin ou un infirmier. Sur le plan médical, l'euthanasie signifie, selon le Centre national de Ressources textuelles et lexicales : « Mort douce, de laquelle la souffrance est absente, soit naturellement, soit par l'effet d'une thérapeutique dans un sommeil provoqué. » Les soins palliatifs sont déjà à considérer comme une aide à mourir dans la dignité, notamment grâce à la sédation profonde et continue jusqu'au décès rendue possible par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Le CCNE, qui a fortement inspiré la rédaction de ce projet de loi, utilise près de cent fois le terme « euthanasie » dans son avis n° 139. Par honnêteté intellectuelle et pour pouvoir aborder le fond, il est nécessaire, tout au long de ce projet de loi, d'adopter la sémantique qui convient.
- 2083·ARTICLE 15Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1413·ARTICLE 5Retiré après publication
Il est indispensable que la mise en œuvre de toute procédure d'aide à mourir respecte pleinement les principes de transparence et d'encadrement juridique. Cette exigence vise à garantir que les décisions prises soient éclairées, volontaires et conformes aux normes protectrices prévues par la loi. En particulier, le dispositif doit se situer dans le strict respect des dispositions de l'article 223-15-2 du code pénal, qui sanctionne l'abus de faiblesse. Cette précaution est essentielle pour protéger les personnes vulnérables contre toute forme de pression, d'influence indue ou d'exploitation de leur situation. Le présent amendement rappelle ainsi la nécessité d'une procédure rigoureuse, documentée et contrôlable, afin d'assurer la légalité et la sécurité de l'ensemble des interventions, tout en préservant l'intégrité et la liberté de décision des personnes concernées. Tel est l'objet du présent amendement.
- 2092·ARTICLE 15Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1917·ARTICLE 2Retiré
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1502 (Rect)·ARTICLE 4Rejeté
Le présent amendement vise à remplacer des notions imprécises (« phase avancée » ou « phase terminale ») par une formulation médicalement plus objective. Ces notions ne correspondent pas à des catégories stabilisées en médecine et peuvent donner lieu à des interprétations divergentes selon les pathologies ou les praticiens, créant une insécurité juridique et des inégalités territoriales. Il est proposé de renvoyer à des critères médicaux définis par voie réglementaire, après avis de la Haute Autorité de santé, afin de garantir une application homogène, scientifiquement fondée et juridiquement sécurisée.
- 1437·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement remplace la notion de « droit à l'aide à mourir » par celle de « dispositif exceptionnel d'aide à mourir ». Il rappelle que ce mécanisme, s'il était instauré, doit conserver un caractère exceptionnel et ne pas devenir un nouveau droit.
- 1932·ARTICLE 3Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1315·ARTICLE 14Non soutenu
La proposition de loi prévoit d'imposer aux établissements de santé et aux établissements et services sociaux et médico-sociaux, publics comme privés, l'obligation d'accueillir en leur sein la mise en œuvre de ses dispositions. Or, un certain nombre d'établissements, en particulier confessionnels ou fondés sur une éthique, pourraient considérer que la mise en œuvre de l'euthanasie et du suicide assisté est contraire à leurs éthique ou projet d'établissement. Les établissements dont l'éthique est fondée sur la religion ou les convictions bénéficient du « principe d'autonomie » qui leur garantit la liberté de fonctionner dans le respect de leurs convictions. Ce principe, qui découle des libertés de conscience, de religion et d'association, a d'abord été établi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), en particulier dans l'affaire Fernandez-Martinez c. Espagne, (Grande Chambre, n°56030/07, du 12 juin 2014), puis reconnu par la Cour de cassation dans son arrêt en assemblée plénière, du 4 avril 2025 (21-24.439). La CEDH a déjà fait application de ce principe à hôpital catholique (Rommelfanger c. Allemagne, n° 12242/86, 6 septembre 1989) De même, la Cour de Justice de l'Union européenne a qualifié un hôpital catholique « d'entreprise de tendance » (CJUE, I. R. du 11.09.2018, C-68/17) et lui a fait application du régime de la directive 2000/78/CE en faveur des « églises et des autres organisations publiques ou privées dont l'éthique est fondée sur la religion ou les convictions » (Directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d'un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail., art. 4). Enfin, la CJUE a reconnu que le choix d'un établissement d'adopter une charte éthique est aussi protégé par la liberté d'entreprise garantie à l'article 16 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE.[1] C'est la raison pour laquelle cet amendement prévoit une clause de conscience pour ces établissements, tout en permettant que la personne concernée puisse tout de même être prise en charge par une autre structure identifiée par l'agence régionale de santé territorialement compétente. [1] CJUE, 14 mars 2017, G4S Secure Solutions (Achbita). Cf. Voir Alicja Slowik, « Discrimination religieuse dans l'emploi : à la recherche des points communs entre Strasbourg et Luxembourg », précit. p. 455.
- 2133·ARTICLE 19Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1170·ARTICLE 5Rejeté
Cet amendement garantit que l'information relative aux soins palliatifs s'accompagne d'un accès effectif à ces soins, afin que le choix de la personne soit pleinement libre et éclairé.
- 1870·TITRERetiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1297·ARTICLE 5Rejeté
Le présent amendement vise à garantir que, au moment de l'examen d'une demande initiale, le patient soit systématiquement informé de la possibilité de recourir à une sédation profonde et continue jusqu'au décès, associée à une analgésie, dans les conditions prévues par l'article L. 1110‑5-2 du code de la santé publique. Issue de la loi Claeys-Leonetti, cette procédure constitue aujourd'hui l'un des piliers du droit français de la fin de vie. Elle permet de répondre à des situations de souffrance réfractaire dans un cadre médical, éthique et juridiquement sécurisé, sans provoquer intentionnellement la mort. Or, cette possibilité demeure encore insuffisamment connue, tant par les patients que par certains professionnels de santé, alors même qu'elle peut constituer une réponse adaptée aux craintes exprimées par des personnes en fin de vie, notamment face à la perspective de douleurs insupportables. À titre illustratif, la sédation profonde et continue jusqu'au décès n'est mise en œuvre que dans une faible proportion des situations de phase palliative terminale, ce qui interroge sur le niveau d'information et d'appropriation de ce dispositif pourtant existant. En renforçant l'information du patient sur cette option, le présent amendement vise à conforter le recours aux dispositifs prévus par la loi Claeys-Leonetti et à garantir un consentement pleinement éclairé dans le respect du cadre juridique en vigueur.
- 1581·ARTICLE 15Rejeté
Le présent amendement vise à compléter les critères d'évaluation retenus par la commission de contrôle et d'évaluation. La demande d'aide à mourir ne peut être analysée indépendamment de son contexte. Des facteurs structurels peuvent peser sur la volonté exprimée : insuffisance de soins palliatifs, conditions d'accueil dégradées, isolement, manque de soutien aux aidants ou carences institutionnelles. Il importe que l'évaluation annuelle intègre ces déterminants afin de garantir que l'aide à mourir ne puisse résulter de défauts de prise en charge ou d'un environnement social défaillant.
- 1467·ARTICLE 5Rejeté
Cet amendement renforce la traçabilité et la sécurité juridique de la procédure en imposant au médecin de motiver, par écrit, le respect de chacune des conditions légales ouvrant droit à l'aide à mourir.
- 1323·ARTICLE 14Non soutenu
Le présent amendement vise à garantir le respect de la liberté de conscience des pharmaciens appelés à intervenir dans la mise en oeuvre de l'euthanasie.
- 2048·ARTICLE 10Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1521·ARTICLE 5Non soutenu
Ces termes entrent en contradiction avec l'article 4 de la proposition de loi n°1102 relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (article L. 1110-9 modifié du code de la santé publique), qui désignent les agences régionales de santé comme garantes de l'effectivité du droit de bénéficier d'un accompagnement et de soins palliatifs : « Le droit de bénéficier d'un accompagnement et de soins palliatifs, au sens de l'article L. 1110-10, est garanti à toute personne dont l'état de santé le requiert. Les agences régionales de santé garantissent l'effectivité de ce droit. Ce droit s'exerce par un recours amiable puis par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités prévues à l'article L. 1110-9-1 et par décret en Conseil d'État ». Il ne saurait incomber au médecin de garantir l'effectivité de ce droit.
- 1272·ARTICLE 5Rejeté
Cet amendement vise à ajouter un alinéa permettant de garantir que le médecin veille à l'effectivité de la prise en charge d'un patient en soins d'accompagnement ou soins palliatifs au moment de la demande d'euthanasie ou de suicide assisté. En effet, il est impératif qu'une telle demande ne résulte pas d'un manque de soins appropriés ou d'une prise en charge insuffisante.
- 1217·ARTICLE 6Charge
- 2037·ARTICLE 10Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1974·ARTICLE 4Retiré après publication
Cet amendement vise à éviter que des personnes ayant connu des épisodes de fragilité psychologique récentes ne soient exposées au risque de décisions irréversibles.
- 1427·ARTICLE 9Non soutenu
Le présent amendement vise à donner une traduction opérationnelle, dans le cadre spécifique de l'aide active à mourir, à l'obligation pour tout professionnel de santé de signaler les pressions exercées sur une personne en vue de l'inciter à recourir à l'administration de la substance létale. Le caractère irrémédiable de l'acte d'aide à mourir impose un degré de vigilance sans équivalent dans le reste de la pratique médicale : à la différence de toute autre décision de santé, une erreur d'appréciation sur le caractère libre et éclairé du consentement ne pourra jamais être corrigée a posteriori. Cette spécificité justifie que la loi prévoie, au bénéfice du demandeur, un mécanisme de vigilance et de signalement à la hauteur des enjeux, et non un simple rappel de principe sans portée procédurale. L'article 223-15-2 du code pénal sanctionne déjà l'abus frauduleux de l'état de faiblesse d'une personne pour la conduire à un acte gravement préjudiciable à elle-même. L'article 40 du code de procédure pénale impose, de façon générale, à toute autorité ou tout fonctionnaire ayant connaissance d'un crime ou d'un délit d'en informer le procureur de la République. Ces deux dispositions existent indépendamment du présent texte ; mais leur portée reste générale et ne précise pas, à l'égard des professionnels de santé directement témoins du parcours d'une personne demandant l'aide à mourir, les modalités concrètes de leur intervention lorsqu'ils constatent l'existence de pressions. Le présent amendement comble ce vide en désignant explicitement le signalement au procureur de la République, par tous moyens et notamment par la voie de l'article 40, comme la réponse appropriée à une telle situation, intégrée au cœur même de la procédure d'aide à mourir plutôt que renvoyée au droit commun. Lorsque le demandeur fait l'objet d'une mesure de protection juridique avec assistance ou représentation, la personne chargée de cette mesure a précisément pour rôle légal de veiller à la préservation de ses intérêts et à l'expression libre de sa volonté. Il serait incohérent qu'elle puisse être tenue à l'écart d'une situation dans laquelle des pressions sont identifiées par un professionnel de santé. L'amendement prévoit donc, en complément du signalement au procureur de la République, une information écrite systématique de cette personne, afin qu'elle puisse exercer pleinement la mission de vigilance que la loi lui confie. En articulant le signalement judiciaire et l'information du protecteur juridique, le présent amendement garantit que l'existence de pressions sur une personne demandant l'aide à mourir ne pourra rester sans suite ni sans contrôle. Il ne crée aucune charge nouvelle disproportionnée pour les professionnels de santé, qui se bornent à mobiliser des canaux d'alerte déjà connus du droit, mais en assure l'application certaine et systématique dans le contexte précis où l'enjeu de la protection des personnes vulnérables est le plus élevé. Tel est l'objet du présent amendement.
- 1500·ARTICLE 3Rejeté
L'article L.1110-5 du Code de la santé publique dispose : « Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir, sur l'ensemble du territoire, les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de traitement et de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté. Ces dispositions s'appliquent sans préjudice ni de l'obligation de sécurité à laquelle est tenu tout fournisseur de produits de santé ni de l'application du titre II du présent livre. Toute personne a le droit d'avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance. Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que ce droit soit respecté. » En insérant dans l'article ci-dessus la possibilité « d'accéder à l'aide à mourir », les porteurs de cette proposition de loi laissent entendre que le suicide assisté et l'euthanasie seraient des soins. Or, l'euthanasie et le suicide assisté ne sont pas des soins, mais des procédures ayant pour objectif d'abréger la vie d'une personne. La meilleure preuve est qu'aucune législation étrangère n'a codifié l'euthanasie dans le code de la santé publique : là où ces procédures ont été légalisées, le législateur étranger a choisi d'en faire une loi autonome ou une dérogation à l'interdit de l'homicide volontaire dans le code pénal. Dès lors, il convient de supprimer cet article afin de clarifier la différence de nature entre les soins d'une part, et l'euthanasie et le suicide assisté d'autre part. Ce dispositif permet également de s'assurer que dans l'impératif posé par l'article L.1110-5 du CSP, le “droit à l'aide à mourir ” ne vienne pas remplacer le droit à une prise en charge adaptée.
- 1507·ARTICLE 4Rejeté
Le présent amendement, alternative à l'exclusion totale, instaure une présomption d'inaptitude à exprimer une volonté libre et éclairée pour les personnes sous tutelle, tout en laissant ouverte, à titre exceptionnel, la possibilité de renverser cette présomption par une procédure renforcée. Cette approche s'inspire du principe de proportionnalité, consacré par la jurisprudence tant constitutionnelle qu'européenne, qui exige que les restrictions apportées à l'exercice d'un droit fondamental soient adaptées à la situation concrète de la personne. La présomption renverse la charge de la preuve : c'est au médecin instructeur qu'il appartient de démontrer, par une procédure spécifique, que la personne sous tutelle est néanmoins capable d'exprimer une volonté libre et éclairée. Cette inversion est fondamentale : elle protège la personne vulnérable en faisant de la capacité une exception à démontrer, et non une donnée présumée. En droit français, la logique de présomption pour les actes graves est bien connue. Elle est ici adaptée à la spécificité de l'aide à mourir : acte irréversible, touchant à l'intégrité de la personne, pour lequel toute erreur d'appréciation est définitive. L'évolution de la législation française sur les majeurs protégés (loi du 5 mars 2007) a renforcé les procédures de protection sans les rendre absolues, dans une logique de gradation des garanties proportionnée à la gravité de l'acte concerné. Cet amendement constitue une position d'équilibre entre le respect de l'autonomie des personnes protégées et l'impératif de protection contre des décisions prises sous influence ou dans un état de détresse pouvant altérer le jugement.
- 1940·ARTICLE 4Non soutenu
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 2034·ARTICLE 10Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1378·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à remplacer l'expression anesthésiante « aide à mourir » par les mots qui disent la réalité des choses. Car nous parlons d'euthanasie. Nous parlons de suicide assisté. Nous parlons d'un acte qui consiste à donner la mort. Et voilà que, par un tour de passe-passe sémantique, on enveloppe cette rupture anthropologique dans un voile de douceur lexicale.
- 1124·ARTICLE 2Rejeté
Amendement rédactionnel. La loi doit être claire et intelligible ce qui suppose que sa rédaction n'induise pas en erreur le sujet de droit. Le texte actuel de la proposition laisse entendre que l'euthanasie serait une aide, une prise en charge et une attention portée au malade alors que c'est tout le contraire. L'objet même de l'euthanasie est de se séparer définitivement du patient.
- 1506·ARTICLE 4Rejeté
Le présent amendement reprend la logique de l'amendement précédent en l'élargissant à l'ensemble des mesures de protection judiciaire, et pas seulement à la tutelle. L'article 425 du Code civil prévoit qu'une mesure de protection peut être ordonnée pour toute personne dans l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d'une altération, médicalement constatée, de ses facultés mentales ou corporelles. Sont concernées la sauvegarde de justice, la curatelle simple, la curatelle renforcée et la tutelle. Même dans le cas de la curatelle simple — mesure la moins restrictive — la personne protégée nécessite l'assistance d'un curateur pour les actes les plus graves. Or, la demande d'aide à mourir constitue un acte d'une gravité sans équivalent dans l'ordre juridique : elle conduit à la suppression irréversible de la vie. Étendre l'exclusion à l'ensemble des mesures de protection garantit une cohérence d'ensemble du dispositif protecteur. La personne bénéficiant d'une curatelle renforcée est, par définition, dans une situation de vulnérabilité juridiquement reconnue qui rend toute présomption de pleine capacité de consentement inadmissible pour un acte aussi définitif. Cette approche est conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, qui exige une attention particulière à la vulnérabilité dans les décisions touchant à la vie. L'exigence de protection ne peut souffrir de graduations lorsque l'acte envisagé est définitif.
- 1562·ARTICLE 10Rejeté
L'article 10 prévoit que lorsqu'une personne sous mesure de protection formule une demande d'aide à mourir, le médecin en informe par écrit la personne chargée de la mesure de protection. Le présent amendement étend cette obligation d'information au juge du contentieux des tutelles. Cette extension est justifiée par plusieurs considérations. D'abord, le juge des tutelles est l'autorité judiciaire de référence pour la personne protégée : c'est lui qui a ordonné la mesure et qui en contrôle l'exécution. Il est légitime qu'il soit informé de toute demande d'aide à mourir formulée par une personne placée sous sa protection. Ensuite, cette information judiciaire permet au parquet, par l'intermédiaire du juge, de se saisir si des éléments donnent à penser que la demande est formulée sous contrainte ou dans des conditions ne permettant pas un consentement éclairé. Enfin, dans la logique de la présomption d'inaptitude, l'information du juge est la première étape d'une procédure qui pourra, le cas échéant, conduire à son intervention contraignante. Sans cette information, le contrôle judiciaire est privé de son déclencheur.
- 1499·ARTICLE 2Rejeté
L'aide à mourir, bien qu'inscrite dans une logique de liberté individuelle, peut être perçue comme une procédure d'abandon et de désengagement collectif face à la vulnérabilité, à la douleur et à la fin de vie. Elle marque un recul de la solidarité sociale en transférant à l'individu, seul, la responsabilité ultime de mettre fin à sa vie, là où la société devrait au contraire affirmer sa présence, son soutien et son devoir d'accompagnement. En institutionnalisant la possibilité de provoquer la mort, elle affaiblit le lien fraternel qui unit les citoyens, en rompant avec l'idée que chaque vie, y compris dans la souffrance, mérite attention, soin et accompagnement jusqu'à son terme naturel. À ce titre, l'aide à mourir ne saurait constituer une réponse conforme aux valeurs fondamentales de la République, et notamment à celle de fraternité, qui impose de ne jamais laisser seul celui qui souffre, mais de lui garantir un accompagnement digne, humain et solidaire. C'est pourquoi il convient de renoncer à cette procédure, qui traduit moins un progrès éthique qu'un effacement progressif de notre responsabilité collective à l'égard des plus fragiles.
- 1884·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 2064·ARTICLE 12Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 2110·ARTICLE 18Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 2079·ARTICLE 13Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1243·ARTICLE 2Non soutenu
La présente proposition de loi organise un cadre juridique permettant le recours à une aide active à mourir, qu'elle prenne la forme d'un suicide assisté ou d'une euthanasie. Une telle évolution du droit touche à des actes d'une gravité exceptionnelle, engageant à la fois la responsabilité des pouvoirs publics, des professionnels de santé et de la société dans son ensemble. Or, le débat public autour de ce texte tend parfois à employer des formulations imprécises ou euphémisantes, qui ne rendent pas pleinement compte de la réalité des pratiques qu'il entend autoriser. Comme l'ont souligné plusieurs acteurs du champ des soins palliatifs, la difficulté à nommer clairement ces actes traduit le malaise qu'ils suscitent, tant sur le plan éthique que politique. Cette réticence ne saurait toutefois justifier une absence de clarté normative. Le présent amendement vise ainsi à garantir la transparence du droit et la sincérité du débat démocratique. En nommant précisément les actes autorisés et leurs conséquences, il s'agit de permettre aux représentants de la Nation, comme aux citoyens, de mesurer pleinement la nature des choix opérés. Une telle exigence de vérité constitue une condition essentielle à toute décision éclairée sur un sujet aussi fondamental que la fin de vie. Il est ainsi proposé d'adopter le présent amendement.
- 1172·ARTICLE 5Rejeté
Cet amendement rappelle que l'administration d'une substance létale entraîne délibérément la mort et que cette conséquence doit être clairement portée à la connaissance de la personne.
- 1405·ARTICLE 10Retiré
Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vient compléter le signalement relatif aux pressions pour recourir à l'aide mourir afin d'y inclure les pressions visant à faire renoncer à l'acte. L'article 17 de la présente proposition de loi crée un délit d'entrave et un délit d'incitation. Ainsi, il semble juste que les pressions afférentes à ces deux délits fassent l'objet d'un signalement par le médecin chargé d'examiner la demande. Cela vise à protéger le libre exercice du droit à choisir sa fin de vie par les personnes, en prévoyant que les personnes engagées dans une procédure d'aide à mourir ne subissent aucune pression d'aucune sorte de la part des personnes les accompagnant lors de l'administration de la substance létale. Ainsi le présent amendement vise à inclure dans le signalement au procureur de la République les pressions visant à faire renoncer à l'aide à mourir.
- 1339·ARTICLE 17Rejeté
Cet amendement de repli vise à rétablir l'article 17 dans sa rédaction issue de la seconde lecture, prévoyant la création du délit d'entrave à l'accès à l'aide à mourir ainsi que du délit d'incitation à y recourir. Le droit à l'aide à mourir, dès lors qu'il est reconnu par la loi, doit bénéficier d'une protection juridique effective afin de garantir que les personnes remplissant les conditions légales puissent l'exercer librement et en pleine conscience. À cette fin, le délit d'entrave constitue une garantie essentielle contre toute pression, intimidation, menace ou action visant à empêcher une personne d'accéder à ce droit. Par ailleurs, le délit d'incitation au recours à l'aide à mourir participe également à la préservation de la liberté de choix des personnes concernées. Ces deux infractions poursuivent ainsi un même objectif : protéger l'autonomie de la personne et assurer que la décision de recourir, ou non, à l'aide à mourir soit prise librement, sans contrainte ni influence indue. Introduite en seconde lecture à l'initiative de parlementaires issus de différents groupes politiques, cette double disposition répond à un souci d'équilibre du texte. Bien que les député·es écologistes aient initialement exprimé des réserves sur sa création, ils et elles ont accepté son adoption afin d'assurer une protection symétrique de la liberté de choix des personnes concernées, en réprimant à la fois les pressions visant à empêcher le recours à l'aide à mourir et celles tendant à l'encourager.
- 2010·ARTICLE 6Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1301·ARTICLE 6Rejeté
Une évaluation en présentiel est essentielle pour garantir que la personne exprime une volonté libre et éclairée. Le contact direct permet aux professionnels de santé d'apprécier avec plus de précision son état physique et psychologique, ce qui est plus difficile à distance. De plus, la présence physique des soignants renforce l'humanité et la solennité de cette procédure. Une concertation en présentiel évite les risques d'erreur et les difficultés de communication liés aux consultations à distance. Elle permet aussi d'assurer une meilleure coordination entre les professionnels de santé aux contacts du patient. Pour toutes ces raisons, cet amendement garantit une approche plus respectueuse du patient.
- 1896·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1890·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1920·ARTICLE 2Retiré
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1443·ARTICLE 5Adopté
L'amendement renforce le rôle de la première consultation avec le médecin lorsque la personne demande à avoir accès à l'aide à mourir. L'aide à mourir demeure un droit plein et non alternatif aux soins palliatifs. Néanmoins, en prévoyant que la formalisation par écrit de la demande intervient après que le médecin a rempli ses obligations d'information et d'accès éventuels, si la personne le souhaite, l'amendement octroie à la première consultation un véritable rôle d'échange et de conseil entre le médecin et la personne, préalablement à la mise en oeuvre de la procédure. Concrètement, la demande formalisée d'aide à mourir pourra ainsi se faire au cours de la première consultation, comme au travers d'une transmission ultérieure. Par coordination, cet amendement impliquera un amendement de coordination à l'article 6 pour que le délai de 15 jours laissé au médecin pour rendre sa décision puisse courir à compter de la formalisation de la demande par la personne.
- 1893·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 2090·ARTICLE 15Retiré après publication
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1950·ARTICLE 4Retiré après publication
Le passage à l'âge adulte juridique ne signifie pas que toute personne dispose immédiatement de la même stabilité psychologique, sociale et matérielle. Les jeunes adultes peuvent être davantage exposés à l'isolement, à la précarité, aux ruptures familiales et à des troubles psychiatriques encore évolutifs. Compte tenu du caractère irréversible de la décision, une protection renforcée des jeunes majeurs apparaît nécessaire.
- 1397·ARTICLE 14Rejeté
La procédure d'aide à mourir implique directement les pharmaciens et les préparateurs en pharmacie, tant dans la réalisation des préparations magistrales létales que dans leur délivrance. Ces actes engagent pleinement la responsabilité professionnelle et la conscience de ces professionnels, dès lors qu'ils participent à une procédure dont la finalité est l'administration d'une substance létale. Or la clause de conscience ne leur est pas explicitement ouverte, alors que des professionnels placés dans des situations comparables en bénéficient. Le présent amendement garantit le respect de leur liberté de conscience, dans les mêmes conditions et avec les mêmes obligations d'information et d'orientation. Cette reconnaissance ne remet pas en cause l'effectivité du dispositif.
- 1311·ARTICLE 9Rejeté
Le présent amendement vise à supprimer la possibilité pour le médecin ou l'infirmier chargé d'accompagner la personne d'administrer lui-même la substance létale. Sans lever l'opposition de fond que nous portons à l'euthanasie comme au suicide assisté, cette suppression constitue une garantie minimale : aucun soignant ne doit être placé dans la situation d'accomplir directement le geste provoquant la mort. Le rôle du soignant ne saurait être banalisé ni déplacé au point de lui faire administrer lui-même une substance létale. Il peut informer, surveiller, assurer la sécurité de la procédure prévue par le texte et intervenir en cas de difficulté ; mais il ne doit pas devenir celui qui donne directement la mort. Cette clarification est indispensable pour maintenir une frontière nette entre l'accompagnement médical d'une personne en fin de vie et l'acte consistant à provoquer intentionnellement son décès. Elle répond également à une exigence de clarté des mots et de loyauté du débat législatif : un texte relatif à la fin de vie ne peut dissimuler derrière des termes généraux la réalité des actes qu'il autorise.
- 1892·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à substituer l'expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s'inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l'intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d'une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d'une vie humaine. Or, la nature d'un acte n'est pas modifiée par les mots qu'on utilise pour le désigner. Seule l'expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l'acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu'à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C'est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l'objectif réel du texte est de faire glisser l'acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu'il s'en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d'autant plus inquiétant qu'il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l'irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c'est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c'est la condition d'un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
- 1218·ARTICLE 6Rejeté
Ces discussions traitent d'euthanasie et de suicide. Le minimum est que les participants se parlent de vive voix.
- 1159·ARTICLE 4Rejeté
Le présent amendement vise à ajouter, parmi les conditions d'accès à l'aide à mourir, l'exigence d'avoir bénéficié d'une prise en charge par un Centre médico-psychologique (CMP), tel que défini par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales. Les CMP jouent un rôle central dans l'évaluation, l'accompagnement et le soutien des personnes présentant une souffrance psychique ou des troubles mentaux. Leur implication permet de s'assurer que la souffrance exprimée par le demandeur n'est pas liée à une pathologie psychiatrique non identifiée ou insuffisamment prise en charge, pouvant altérer son discernement ou influencer sa demande. Cet amendement renforce ainsi les garanties entourant l'examen des demandes d'aide à mourir en imposant une évaluation psychiatrique spécialisée préalable, dans une logique de protection des personnes vulnérables et de prévention des décisions prises sous l'effet d'un trouble mental non traité.
- 1298·ARTICLE 6Rejeté
Le présent amendement, adopté par le Sénat, vise à préciser que le médecin sollicité dans le cadre d'une demande d'assistance médicale à mourir peut convier le médecin traitant du patient à participer à la réunion du collège pluriprofessionnel. La participation du médecin traitant constitue une garantie essentielle d'une évaluation complète, éclairée et contextualisée de la demande. En tant que professionnel assurant la coordination du parcours de soins, il dispose d'une connaissance globale, continue et approfondie de l'histoire médicale, personnelle et sociale du patient. Sa présence permet d'apporter un éclairage déterminant sur la cohérence de la demande au regard du parcours de soins, de la trajectoire de vie et, le cas échéant, des valeurs exprimées antérieurement par la personne concernée. Cette précision renforce la collégialité de la décision, la sécurité du dispositif et la légitimité de la procédure, tout en contribuant à instaurer un climat de confiance pour le patient et ses proches.
- 1337·ARTICLE 14Rejeté
Dans l'avis émis en avril 2023 par l'Ordre national des médecins sur l'aide à mourir, il avait été souhaité que la clause de conscience spécifique des professionnels de santé puisse être mise en oeuvre "à tout moment de la procédure". Or, dans la rédaction actuelle de l'article, la possibilité d'exercice de la clause de conscience semble trop restrictive. En effet, selon la rédaction de l'article 14, seuls les professionnels de santé qui reçoivent la demande de la personne qui souhaite accéder à l'aide à mourir (Art. L. 1111-12-3), qui examinent cette demande (I à V de l'article L. 1111-12-4) et qui prescrivent la substance létale (premier alinéa du VI de l'article L. 1111-12-4) ne sont pas tenus de concourir à la mise en œuvre de l'aide à mourir. Cette rédaction demeure toutefois imprécise sur la possibilité pour un professionnel de santé qui accompagne une personne pour la réalisation d'une aide à mourir de faire valoir sa clause de conscience lors du choix de la date (Art. L. 1111-12-5) ou lors de la préparation et de l'administration de la substance létale (L. 1111-12-7.). Cette précision est pourtant essentielle. En effet, dans la rédaction actuelle de la proposition de loi, lorsque la personne n'est pas en mesure de s'administrer elle-même la substance létale, elle peut demander au professionnel de santé qui l'accompagne de procéder à cette administration. Or, il existe une différence fondamentale entre accompagner une personne dans le cadre d'une procédure d'aide à mourir et lui administrer directement la substance létale. Un médecin ou un infirmier peut accepter de prendre part à la procédure d'aide à mourir sans accepter d'être celui qui accomplit directement l'acte provoquant le décès. Ainsi, l'accord donné par un professionnel de santé à un stade antérieur de la procédure ne saurait être interprété comme un renoncement à sa liberté de conscience pour les étapes ultérieures, en particulier lorsque son intervention change de nature et le place dans une situation d'implication directe dans l'administration de la substance létale. C'est pourquoi cet amendement vise à sécuriser le cadre juridique dans lequel les professionnels de santé pourront exercer leur clause de conscience à tout moment dans le cadre de la procédure d'aide active à mourir. Il garantit que la mise en œuvre de cette procédure ne puisse conduire à contraindre un professionnel de santé à participer à un acte contraire à sa conscience ou à ses convictions éthiques.
- 1300·ARTICLE 6Tombé
Le présent amendement vise à garantir la cohérence et la complétude de la procédure collégiale, en prévoyant explicitement la situation dans laquelle le patient n'a pas désigné de personne de confiance. En l'absence de précision, le dispositif conduit à écarter les proches, même lorsque le patient souhaite qu'ils puissent être entendus, ce qui constitue une limite tant sur le plan humain que sur celui de l'appréciation médicale. Le présent amendement permet donc au médecin, à la demande expresse du patient, de recueillir l'avis de ses proches lorsque aucune personne de confiance n'a été nommée. Afin d'éviter toute ambiguïté, il est expressément précisé que ces avis n'ont aucun caractère décisionnel et ont pour seule finalité d'éclairer l'analyse du médecin, lequel demeure seul responsable de la décision finale. Cette clarification renforce la sécurité juridique du dispositif, respecte pleinement la volonté du patient et permet une évaluation plus complète et plus contextualisée de sa situation, sans créer de droit nouveau ni de pouvoir opposable pour les proches.