Proposition de loi ordinaire
Profession d'infirmier
Chronologie
- —
1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- 3 décembre 2024
1er dépôt d'une initiative.
- 10 mars 2025
Le gouvernement déclare l'urgence / engage la procédure accélérée
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 3 décembre 2024
Renvoi en commission au fond
- 12 février 2025
Nomination de rapporteur
- 5 mars 2025
Réunion de commission
- 5 mars 2025
Réunion de commission
- 5 mars 2025
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 10 mars 2025
Discussion en séance publique
- 10 mars 2025
Discussion en séance publique
- 10 mars 2025
Décision — adoptée
- —
1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- 11 mars 2025
Dépôt d'une initiative en navette
- —
Travaux des commissions
- —
Travaux de la commission saisie au fond
- 11 mars 2025
Renvoi en commission au fond
- —
Nomination de rapporteur
- 29 avril 2025
Dépôt de rapport
- —
Discussion en séance publique
- 5 mai 2025
Décision — modifiée
- —
Commission Mixte Paritaire
- 6 mai 2025
Dépôt d'un projet de loi
- 6 mai 2025
Convocation d'une CMP
- —
Commission Mixte Paritaire
- 3 juin 2025
Nomination de rapporteur
- 3 juin 2025
Dépôt du rapport d'une CMP
- 4 juin 2025
Dépôt du rapport d'une CMP
- —
Discussion en séance publique
- 10 juin 2025
Discussion en séance publique
- 10 juin 2025
Décision — adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution
- —
Discussion en séance publique
- 19 juin 2025
Décision — adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution
- 10 juin 2025
Décision de la CMP — Accord
- —
Promulgation de la loi
- 27 juin 2025
Promulgation d'une loi
Scrutins liés
Amendements
100 premiers amendements (par date de dépôt).
- 177·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Le premier recours contribue à l'offre de soins ambulatoire en assurant aux patients la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, l'orientation et le suivi ainsi que l'éducation pour la santé. Par conséquent, il est justifié de faire figurer ce premier recours après les soins infirmiers et leur évaluation, mais avant les fonctions de coordination, de prévention et de formation – activités dont les deux premières sont incluses dans la notion de premier recours. Le présent sous-amendement et le réordonnancement qu'il opère rend enfin mieux compte de la réalité puisqu'il réévalue la cohorte des infirmiers libéraux et plus généralement de ville qui sont aujourd'hui, en plein virage ambulatoire, quelque 100 000 (2022 : 99 502 [DREES])
- 182·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement a pour objet de réintroduire au sein de l'article relatif à l'exercice illégal de la médecine la consultation infirmière encadrée par un décret en Conseil d'Etat et revenir à la rédaction initiale de la proposition de loi. En effet, la consultation infirmière que la loi rendra possible, permettra à l'infirmier de mobiliser directement un ensemble de soins qui seront définis dans les textes réglementaires. Cependant, certains de ces actes pourraient être considérés comme relevant de l'exercice illégal de la médecine. Par exemple, dans le cadre d'une consultation plaie, il pourrait s'agir de la prescription d'examens biologiques déterminés. Supprimer toute mention aux consultations infirmières au sein de l'article relatif à l'exercice illégal de la médecine risque ainsi d'entacher d'illégalité le fondement même de la consultation infirmière, évolution qui est nécessaire à la fluidification des parcours des patients.
- 178·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
rédactionnel
- 181·ARTICLE 1ER QUATERAdopté
Cet amendement a pour objet de préciser que le périmètre de cette expérimentation ne limite pas l'application du rôle propre qui est déjà dévolu à l'infirmier.
- 180·ARTICLE PREMIERSatisfait ou inopérant (42)
- 179·ARTICLE PREMIERSatisfait ou inopérant (42)
- 100·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 44·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement propose d'acter un avis seul de la HAS, sans avis complémentaire de l'académie de médecine.
- 43·ARTICLE PREMIERRejeté
Aujourd'hui la gradation des soins existe surtout en terme organisationnel et concerne notamment les établissements de santé avec un niveau de proximité, un niveau intermédiaire et le niveau de recours/spécialisé. En actant une gradation des soins entre professionnels cette loi marquera clairement que son objectif n'est pas de remplacer le médecin par l'infirmier mais d'instaurer une gradation des soins pour déployer de nouvelles compétences infirmières à son juste niveau. Cette modification est notamment recommandée par l'observatoire santé et innovation de l'institut sapiens dans le cadre de sa contribution au débat sur la loi infirmière et par la tribune infirmière signée par 19 institutions infirmières.
- 161·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement vise à ouvrir une négociation sur la rémunération des infirmiers lors de la publication et de l'actualisation de l'arrêté fixant la liste des actes et soins réalisés par les infirmières et infirmiers. Si la crise sanitaire de 2020 a révélé l'importance fondamentale des métiers du soin, leur reconnaissance salariale reste encore insuffisante. D'après le Panorama de la santé 2023 publié par l'OCDE, la France se classe parmi les pays les moins bien rémunérés pour les infirmiers, en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE. Malgré les mesures du Ségur de la Santé, la hausse réelle des salaires en 2020 et 2021 est restée limitée, largement absorbée par l'inflation. Le manque d'attractivité de la profession se traduit par une crise du recrutement sans précédent. Le Syndicat national des professionnels infirmiers estime que 60 000 postes infirmiers sont vacants dans les établissements hospitaliers publics et privés, tandis que 180 000 infirmiers ont quitté la profession. Selon une étude de la DREES publiée en août 2023, la moitié des infirmiers changent de métier après seulement dix ans d'exercice. Depuis 15 ans, la lettre clé, qui donne un code et un tarif à chaque acte, n'a pas été revalorisée et les actes infirmiers en libéral ne l'ont été que très faiblement. Très éprouvée par la pandémie COVID où les infirmiers libéraux ont été très sollicités, la centralité de leurs missions n'a jamais été reconnue. Si le corps médical a été largement revalorisé (passage à 30 euros pour la consultation), ce ne fut pas le cas pour les infirmiers qui sont les oubliés de la crise sanitaire. De plus, l'inflation a considérablement alourdi leurs charges. En effet, de 2018 à 2023 l'essence a augmenté de 34%, le coût du logiciel infirmier a augmenté de 14%, la prévoyance de 60% et l'électricité de 25%. Pendant ce temps l'injection (un acte infirmier de base mais vital pour les patients) reste à 4,5 euros brut sans déplacement et 7,25 euros brut avec déplacement. Les infirmiers libéraux doivent en plus subir la dégressivité des soins. Face à cette situation alarmante, une revalorisation salariale significative est indispensable pour fidéliser les professionnels et garantir la pérennité du système de santé.
- 143·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 141·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
- 17·ARTICLE PREMIERCharge
- 139·ARTICLE PREMIERRejeté
Les auteurs de cet amendement souhaitent que les ordres professionnels et les représentants des professionnels concernés par les dispositions du présent article 1er soient consultés sur le décret à venir.
- 171·ARTICLE PREMIERAdopté
Ces demandes d'avis sont particulièrement lourdes, l'absence de réponse d'un certain nombre d'acteurs pouvant constituer un facteur de blocage. C'est pourquoi cet amendement propose que les avis de l'Académie de médecine et de la Haute autorité de santé soient réputés rendus s'ils ne sont pas transmis au Gouvernement dans un délai de trois mois.
- 106·ARTICLE 2Cavalier (45)
- 47·ARTICLE PREMIERCharge
- 74·ARTICLE 2Charge
- 41·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Les soins relationnels sont centraux dans la pratique infirmière. Ils sont cités dans la première mission, mais il est important d'en faire une mission à part entière pour leur donner toutes leur place.
- 152·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à préciser que la prescription de produits de santé et d'examens complémentaires doit se faire en lien avec le diagnostic réalisé par l'infirmier.
- 48·APRÈS L'ARTICLE 3, insérer l'article suivant:Retiré avant publication
- 87·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 59·ARTICLE PREMIERNon soutenu
Cet amendement rédactionnel vient mettre le terme « missions » à la place du terme « domaine » en cohérence avec l'objet du présent article.
- 79·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 90·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Doublon
- 14·ARTICLE PREMIERCharge
- 115·ARTICLE PREMIERCharge
- 21·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 144·ARTICLE 2Retiré avant publication
- 84·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 76·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 71·ARTICLE PREMIERTombé
La conciliation des traitements médicamenteux est une démarche qui structure l'organisation de la prise en charge médicamenteuse du patient dans son parcours de soins. Le Collège de la Haute Autorité de Santé en a donné une définition en mars 2015 « La conciliation des traitements médicamenteux est un processus formalisé qui prend en compte, lors d'une nouvelle prescription, tous les médicaments pris et à prendre par le patient. Elle associe le patient et repose sur le partage d'informations et sur une coordination pluriprofessionnelle. Elle prévient ou corrige les erreurs médicamenteuses en favorisant la transmission d'informations complètes et exactes sur les médicaments du patient, entre professionnels de santé… ». L'usage a également consacré l'expression « conciliation médicamenteuse ». Il s'agit d'une démarche principalement menée par les établissements de santé et médico-sociaux mais qui implique fortement les professionnels de soins de ville, les patients, leur entourage et les aidants. Selon le collège de la HAS, toutes les erreurs médicamenteuses ne sont pas graves. Néanmoins 4 études démontrent que respectivement 5,6 %, 5,7 %, 6,3 % et 11,7 % des erreurs médicamenteuses interceptées par la conciliation des traitements médicamenteux auraient pu avoir des conséquences majeures, critiques ou catastrophiques pour les patients. Si les conséquences d'une erreur médicamenteuse ont une traduction clinique et/ou institutionnelle pour le patient, elles peuvent également impacter directement l'établissement de santé ou les professionnels de soins de ville. L'objectif de cet amendement est de préciser que la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse du patient lors de son parcours de soins fait partie des missions socles de la profession d'infirmier. Cet amendement entre en cohérence avec l'article R4312-29 du code de déontologie des infirmiers qui précise notamment « L'infirmier ou l'infirmière communique au médecin prescripteur toute information en sa possession susceptible de concourir à l'établissement du diagnostic ou de permettre une meilleure adaptation du traitement en fonction de l'état de santé du patient et de son évolution ».
- 125·ARTICLE PREMIERCavalier (45)
- 147·ARTICLE PREMIERAdopté
Amendement de coordination juridique.
- 123·ARTICLE PREMIERAdopté
Amendement rédactionnel.
- 36·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
- 119·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 124·ARTICLE PREMIERAdopté
Amendement rédactionnel.
- 126·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
- 109·ARTICLE PREMIERAdopté
Amendement rédactionnel.
- 63·ARTICLE PREMIERRetiré avant publication
- 35·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à remettre un rapport au Parlement sur la création d'une 4e année en institut de formation en soins infirmiers, comprenant 6 mois de stage professionnalisant en fin d'études. Cette année supplémentaire permettrait de mieux préparer les futurs infirmiers et infirmières aux exigences croissantes de leur profession. Elle permettrait également de répondre à la directive européenne en matière de temps de formation. Ainsi, en allongeant d'un an la formation en IFSI, notre objectif est de garantir un socle de compétences plus solide, répondant aux besoins des patients et du système de santé. Tel est l'objet du présent amendement. Pour contourner l'article 40 de la Constitution, les députés socialistes et apparentés sont contraints à rédiger cet amendement « d'appel » qui n'a pas de portée juridique contraignante.
- 138·APRÈS L'ARTICLE 1ER QUATER, insérer l'article suivant:Rejeté
La présente proposition de loi vise à élargir le pouvoir de prescription des infirmiers. Sous réserve de l'accord exprès des patients, il apparaît nécessaire d'adapter l'accès aux informations médicales du patient par l'infirmier. L'accès à l'ensemble du dossier médical est essentiel pour garantir une prise en charge de qualité, assurant la continuité des soins et la sécurité des patients. Actuellement, l'accès des infirmiers au dossier médical est limité à ce qui est strictement nécessaire pour leur mission de soins. Toutefois, lorsque les infirmiers auront la capacité de prescrire des médicaments, il est indispensable qu'ils puissent disposer de l'ensemble des informations contenues dans le dossier médical du patient. Cela leur permettra de prendre des décisions éclairées et d'éviter des erreurs pouvant survenir par manque de connaissance des traitements antérieurs du patient.
- 159·ARTICLE PREMIERRetiré
Les infirmiers exerçant dans les centres de soins infirmiers et les centres de santé ne sont pas toujours inclus dans les prises de décision concernant la profession. Dans certains textes de loi, la mention explicite de certains modes d'exercice conduit de fait à leur exclusion. L'ajout de la mention « quel que soit le mode d'exercice » permet d'inclure, par définition, tous les infirmiers, indépendamment du cadre dans lequel ils exercent. Cette modification vise donc à garantir que les dispositions légales s'appliquent de manière uniforme à l'ensemble des infirmiers, assurant ainsi une reconnaissance équitable de leurs compétences et de leurs missions. Amendement écrit en collaboration avec les centres de soins infirmiers.
- 101·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté
Le dispositif Asalée (Action de Santé Libérale en Équipe), initié en 2004, vise à améliorer la prise en charge des maladies chroniques en médecine de ville. Il repose sur une collaboration étroite entre médecins généralistes et infirmiers, permettant une meilleure gestion des pathologies chroniques et une optimisation du temps médical. En 2023, l'Assurance maladie a alloué une enveloppe de plus de 80 millions d'euros à ce dispositif, montant porté à près de 105 millions d'euros en 2024. Malgré ces investissements, des disparités territoriales subsistent quant à l'implantation et à l'efficacité du dispositif Asalée. Certaines zones, notamment les déserts médicaux, peinent à bénéficier pleinement de cette initiative, exacerbant les inégalités d'accès aux soins. Les freins à la généralisation d'Asalée sur l'ensemble du territoire sont multiples : difficultés de recrutement d'infirmiers et de médecins, contraintes financières locales, et manque d'infrastructures adaptées. Face à ces défis, il est essentiel d'évaluer précisément le coût de revient du dispositif Asalée, d'identifier les obstacles à sa généralisation et de proposer des améliorations tenant compte des spécificités territoriales. Un rapport détaillé permettrait de formuler des recommandations adaptées, renforçant ainsi l'efficacité d'Asalée et contribuant à une lutte plus efficiente contre les déserts médicaux. En conclusion, la remise de ce rapport au Parlement est une étape cruciale pour assurer une prise en charge équitable et efficace des patients sur l'ensemble du territoire national.
- 154·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 99·APRÈS L'ARTICLE 1ER QUATER, insérer l'article suivant:Charge
- 65·ARTICLE PREMIERCharge
- 149·ARTICLE 2Charge
- 22·ARTICLE PREMIERRetiré
Le présent amendement a été travaillé avec le CEFIEC (comité d'entente des formations infirmières et cadres), le CNPibode (collège national professionnel des infirmiers de bloc opératoire diplômé d'État), le CIP (collège des infirmières puéricultrices) et le SNIBO (syndicat national des infirmiers de bloc opératoire). Il précise la possibilité pour l'infirmier de réaliser des actes sur prescription écrite ou orale du prescripteur, selon les situations de travail. Cet amendement permet de tenir compte des situations où la prescription ne peut faire l'objet d'un formalisme écrit. Ne pas tenir compte de cette réalité entretient une distorsion entre les règles formelles et la réalité d'un terrain d'exercice. Par exemple, un infirmier aide opératoire, habillé en stérile et intervenant aux côtés du chirurgien en peropératoire, réalise des actes de soins invasifs tels que l'aide à l'exposition, l'aspiration ou l'hémostase. Ces gestes, de par leur nature, relèvent des actes prescrits par le médecin. Toutefois, dans ce contexte, la prescription écrite préalable est impossible, le binôme médecin-infirmier agissant conjointement au-dessus du champ opératoire en fonction des besoins immédiats de l'intervention. Il est donc nécessaire de prévoir la possibilité de recevoir des prescriptions orales dans un certain nombre d'hypothèses de travail. En outre, l'ajout de cette précision quant aux formes de prescriptions possibles, permettra au règlement d'identifier les hypothèses de travail relevant de l'oralité et celles nécessitant un formalisme écrit obligatoire préalablement à la réalisation de l'acte. Cela permettra d'éviter les dérives actuelles d'actes réalisés sans prescription écrite au-delà du raisonnable.
- 30·ARTICLE PREMIERRejeté
L'objectif de cette loi est de sortir du cadre trop rigide du décret d'actes et le passage à mission réussit cela. Toutefois, il est important de se laisser l'opportunité de pouvoir rajouter d'autres missions par voie réglementaire.
- 53·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement, travaillé avec le SNPI, propose de mieux reconnaitre l'autonomie infirmière. Exercer en autonomie ne veut pas dire exercer seul. Toutefois, la profession infirmière étant une profession à ordre, elle est autonome dans ses choix, en respect de son cadre d'exercice, et en est responsable. De plus, cette profession souffre depuis des années d'un manque de reconnaissance, notamment de ses compétences, mais aussi de son autonomie clinique. Cet amendement est un premier pas vers cette reconnaissance. Le travail en lien avec d'autres professionnel sera toujours au centre de la pratique infirmière. Enfin, cet amendement clarifie le champ de la responsabilité infirmière qui lui est propre et non déléguée.
- 56·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement, travaillé avec le SNPI, propose de reconnaitre la participation des infirmiers, notamment libéraux, aux soins de premier recours. L'article 1er bis, ajouté en commission, reconnait désormais le rôle des infirmiers, y compris les IPA, pour les soins de premiers recours. Cet amendement s'inscrit en complément, en le reconnaissant comme une mission à part entière. Le premier recours contribue à l'offre de soins ambulatoire en assurant aux patients la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, l'orientation et le suivi ainsi que l'éducation pour la santé. Cela favorisera l'accès aux soins des patients sur l'ensemble du territoire notamment dans les déserts médicaux.
- 134·ARTICLE 2Adopté
La commission des affaires sociales a rétablit les consultations qui avaient été supprimées par la proposition de loi initiale sur le décret en conseil d'Etat prévoyant les domaines d'activités, conditions et règles de la pratique avancée. La commission a estimé que des interlocuteurs tels que la Haute autorité de santé, les ordres professionnels et les représentants des professionnels concernés ne pouvaient pas être contournés sur des questions aussi importantes. La rapporteure partage ce point de vue. Il est néanmoins important que les procédures prévues pour déterminer et faire évoluer ces règles ne soient pas trop rigides et lourdes. Pour garantir une certaine efficacité et éviter que certaines organisations ne puissent bloquer toute la procédure en tardant à rendre leur avis, le présent amendement propose de prévoir un délai maximum de 3 mois, au terme duquel l'avis est réputé favorable. Ce délai de 3 ans est raisonnable; il laisse amplement le temps aux organisations de prendre connaissance des textes qui leur sont soumis et de les expertiser.
- 19·ARTICLE 1ER BISRejeté
Cet amendement résulte d'une concertation avec le CILEC. La rédaction actuelle de l'article L 1411-11 du code de la santé publique laisse une ambiguïté quant au rôle de l'ensemble des professions de santé au premier recours en ne mentionnant que le corps médical. Cette rédaction permet ainsi de lever toute ambiguïté et d'inclure les infirmiers libéraux dans l'effort commun des professions de santé sur le premier recours. Cette proposition est notamment recommandée par l'observatoire santé et innovation de l'Institut Sapiens dans le cadre de sa contribution au débat sur la loi infirmière.
- 142·ARTICLE PREMIERAdopté
Amendement rédactionnel.
- 175·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 102·ARTICLE PREMIERRejeté
Reconnaitre l'autonomie infirmière c'est enfin reconnaitre cette profession dans ses compétences clinique et humaine, c'est une nécessité au regard des immenses services que le corps infirmier a rendu à la Nation, notamment pendant la période du Covid. Exercer en autonomie ne veut pas dire exercer seul. Toutefois, la profession infirmière étant une profession à ordre, elle est autonome dans ses choix, en respect de son cadre d'exercice, et en est responsable. De plus, cette profession souffre depuis des années d'un manque de reconnaissance, notamment de ses compétences, mais aussi de son autonomie clinique. Cet amendement est un premier pas vers cette reconnaissance. Evidemment le travail en lien avec d'autres professionnels sera toujours au centre de la pratique infirmière. De plus, cet amendement clarifie le champ de la responsabilité infirmière qui lui est propre et non déléguée. Cette proposition est notamment recommandée par l'observatoire santé et innovation de l'institut Sapiens dans le cadre de sa contribution au débat sur la loi infirmière et par la tribune infirmière signée par 19 institutions infirmières.
- 15·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à exclure explicitement les médicaments classés comme stupéfiants de la liste des produits de santé que les infirmiers seraient autorisés à prescrire. L'extension du droit de prescription aux infirmiers, prévue par cette proposition de loi, représente une avancée dans l'amélioration de l'accès aux soins et dans la reconnaissance de leur rôle, notamment au regard des problématiques de désertification médicale. Toutefois, la prescription de substances classées comme stupéfiants soulève des enjeux particuliers en matière de sécurité des soins. Les médicaments classés comme stupéfiants, notamment certains antalgiques opioïdes, sont soumis à une réglementation stricte en raison de leur potentiel addictif et des risques de détournement. Leur prescription relève d'une évaluation clinique approfondie, qui doit rester sous la responsabilité des médecins. En excluant ces médicaments de la liste des produits que les infirmiers pourraient prescrire, cet amendement permet de maintenir une stricte régulation des substances à risque tout en permettant aux infirmiers d'exercer de nouvelles compétences sur d'autres produits de santé et examens complémentaires. Ainsi, cet amendement garantit un équilibre entre l'élargissement du rôle des infirmiers et la nécessité de maintenir un cadre strict pour la prescription de substances présentant un risque d'abus ou de dépendance.
- 20·ARTICLE PREMIERCharge
- 38·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à préciser que les actes peuvent aussi être réalisés sur demande orale d'un prescripteur pour tenir compte des différentes situations de travail, notamment pour les actes préopératoires.
- 16·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à exclure explicitement les médicaments classés comme stupéfiants de la liste des produits de santé que les infirmiers seraient autorisés à prescrire, hors le cas où une interruption de traitement serait préjudiciable à la santé du patient lorsque la durée de validité d'une précédente ordonnance renouvelable est expirée. L'extension du droit de prescription aux infirmiers, prévue par cette proposition de loi, représente une avancée dans l'amélioration de l'accès aux soins et dans la reconnaissance de leur rôle, notamment au regard des problématiques de désertification médicale. Toutefois, la prescription de substances classées comme stupéfiants soulève des enjeux particuliers en matière de sécurité des soins. Les médicaments classés comme stupéfiants, notamment certains antalgiques opioïdes, sont soumis à une réglementation stricte en raison de leur potentiel addictif et des risques de détournement. Leur prescription relève d'une évaluation clinique approfondie, qui doit rester sous la responsabilité des médecins. En excluant ces médicaments de la liste des produits que les infirmiers pourraient prescrire, cet amendement permet de maintenir une stricte régulation des substances à risque tout en permettant aux infirmiers d'exercer de nouvelles compétences sur d'autres produits de santé et examens complémentaires. Il permet par ailleurs de renouveler un traitement lorsqu'une précédente ordonnance renouvelable arrive à expiration. Ainsi, cet amendement garantit un équilibre entre l'élargissement du rôle des infirmiers et la nécessité de maintenir un cadre strict pour la prescription de substances présentant un risque d'abus ou de dépendance.
- 24·ARTICLE PREMIERRetiré avant publication
- 164·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
- 163·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Charge
- 172·ARTICLE PREMIERCharge
- 122·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Amendement rédactionnel.
- 127·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 29·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 70·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à sortir du cadre rigide du décret d'actes grâce au passage à missions, tout en se réservant la possibilité d'ajouter d'autres missions par voie réglementaire. L'amendement offre ainsi une flexibilité indispensable, en reconnaissant de manière évolutive l'ensemble des compétences infirmières et en facilitant leur adaptation aux mutations du secteur.
- 137·ARTICLE 1ER QUATERRetiré
L'accès direct constitue un transfert de compétences et non plus une délégation de taches créant l'illusion de résoudre les difficultés d'accès aux soins.
- 39·ARTICLE PREMIERRetiré après publication
Cet amendement propose de compléter l'article 1er en actant la prescription dès cet alinéa 7.
- 174·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement propose définir les soins relationnels comme mission à part entière de la pratique infirmière. Les soins relationnels sont centraux dans la pratique infirmière. Ils sont juste cités dans la première mission, toutefois il semble important d'en faire une mission à part entière pour lui donner sa juste place. La proposition de loi destinée à porter la réforme de la profession infirmière énumère aujourd'hui seulement quatre missions principales pour les infirmières : soins techniques, coordination, prévention et formation. Mais où est la relation d'aide ? Cette cinquième mission, pourtant au cœur de la pratique quotidienne, manque cruellement dans les textes. La relation d'aide ne se limite pas au réconfort. Elle joue un rôle fondamental dans la compréhension des traitements et l'adhésion du patient à son parcours de santé. Face à une prescription complexe ou un diagnostic difficile, l'infirmière est là pour décoder l'information, la rendre accessible. Ce “traduire pour soigner” permet au patient de s'approprier son traitement, de mieux le suivre, et donc d'améliorer ses résultats cliniques. Il manque une cinquième mission, pour définir la “relationnelle du soin”, avec l'écoute, l'accompagnement, la relation d'aide, le lien de confiance entre l'infirmière et la personne soignée. Les patients expriment de plus en plus un besoin d'humanisation des soins, de repères dans un système parfois déshumanisant. L'infirmière est naturellement désignée pour jouer ce rôle, grâce à sa présence constante et sa proximité avec les réalités du patient. Cette amendement travaillé avec le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) est recommandée par l'observatoire santé et innovation de l'institut sapiens dans le cadre de sa contribution au débat sur la loi infirmière et par la tribune infirmière signée par 19 organisations infirmières.
- 108·ARTICLE PREMIERCharge
- 121·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 46·ARTICLE 2Retiré avant publication
- 72·ARTICLE PREMIERAdopté
Cet amendement vise à reconnaître la relation d'aide comme une sixième mission essentielle dans la pratique infirmière. Actuellement, la proposition de loi, à l'issue de la commission, mentionne 5 missions – soins techniques, coordination, prévention, formation et recherche – en omettant ce pilier fondamental. La relation d'aide, bien plus qu'un simple réconfort, permet aux infirmières de décoder l'information médicale, d'accompagner les patients et de renforcer leur adhésion au parcours de soins. En valorisant cette mission, nous répondons à un besoin croissant d'humanisation des soins et assurons une meilleure prise en charge des patients dans un système souvent déshumanisé.
- AS169·ARTICLE 2Retiré après publication
Le présent amendement reconnait aux infirmiers de spécialités la possibilité d'exercer en pratique avancée, tout en conservant leur spécialité, les spécificités de leurs conditions d'exercice, ainsi que leur formation et l'organisation de leur métier. Cette possibilité est toutefois conditionnée à l'obtention d'un diplôme de grade master. Cet amendement permet ainsi la définition d'un cadre d'exercice en pratique avancée spécifique pour les infirmiers de spécialité, notamment les IADE et les IBODE, dont le diplôme répond déjà aux conditions fixées par le présent amendement.
- 131·ARTICLE PREMIERCharge
- 111·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 60·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 97·ARTICLE PREMIERCharge
- 128·ARTICLE 2Rejeté
Cet amendement vise à compléter la demande de rapport sur la formation des IPA en l'ouvrant sur une évaluation des possibilités de revalorisation salariale de ces professionnels au regard de leur niveau de formation.
- 10·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 86·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Charge
- 77·APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 68·ARTICLE PREMIERCharge
- 168·ARTICLE PREMIERCharge
- 28·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 91·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Cavalier (45)
- 45·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement propose de compléter cet article 1er en rappelant l'importance de l'autonomie infirmière dans le cadre de son exercice.
- 11·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 66·ARTICLE PREMIERAutre irrecevabilité
- 167·ARTICLE PREMIERCharge
- 151·ARTICLE PREMIERRetiré avant publication
- 55·APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Rejeté
Cet amendement propose la remise d'un rapport afin d'évaluer l'opportunité de renforcer la formation initiale en ajoutant une année de professionnalisation, comme le proposent le SNPI ainsi que le Conseil National Professionnel Infirmier (CNPI) dans son Livre Blanc. La formation infirmière en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) reste limitée à trois ans. Mais trois années ne suffisent plus à couvrir les besoins complexes actuels. Une année supplémentaire de professionnalisation permettrait d'apporter plus d'autonomie et des soins de meilleure qualité, sur le modèle de nos voisins espagnols, portugais et belges. Selon le SNPI : « avec en moyenne 36 000 étudiants admis en IFSI versus seulement 26 000 validant leur diplôme d'état, suivi d'un constat de 50 % d'infirmières diplômées quittant l'exercice hospitalier au bout de 10 ans de diplôme, il faut agir pour inverser cette perte de ressources et garantir un temps d'exercice plus long. » Une quatrième année de professionnalisation sur le modèle du « docteur junior » pour consolider l'apprentissage académique et pratique en milieux cliniques, permettrait ainsi : - d'étaler sur une année supplémentaire un programme trop dense : 4600 heures sur 3 ans, c'est trois fois plus qu'une licence classique (1500 à 1800h sur 3 ans). Cette pression concoure aux difficultés des étudiants d'assimiler les connaissances, ce qui entraine de nombreux abandons en cours de formation ; - d'intégrer les compétences nouvelles reconnues dans la réglementation (exemples : prescription vaccinale ou substituts nicotiniques) - de compenser les manques actuels d'enseignements académiques et cliniques, notamment en psychiatrie et santé mentale, en santé des enfants, de la famille et en pédiatrie, sur les soins critiques.
- 157·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vient préciser que l'arrêté fixant la liste des actes et soins réalisés par les infirmiers doit être pris après avis simple, émis dans un délai de trois mois, des organisations professionnelles représentatives et de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie liées par la convention nationale mentionnée à l'article L. 162-12-2 du code de la sécurité sociale. La refonte du statut d'infirmier implique d'une part, de définir les missions dans lesquelles les infirmiers pourraient disposer d'une plus grande autonomie et d'autre part, une évolution significative du décret d'actes. Nous considérons que cette évolution nécessite d'inscrire dans la loi la garantie d'une association des professionnels concernés et négociant déjà les actes et leur tarification dans le cadre de la convention les liant à l'assurance-maladie. L'indication d'un délai vise à répondre aux préoccupations légitimes d'une partie de la profession soucieuse d'une déclinaison réglementaire rapide, en évitant les absences ou les retards de réponse de certains acteurs pouvant constituer un facteur de ralentissement de la refonte des actes infirmiers.
- 93·ARTICLE PREMIERRejeté
Afin de veiller à la qualité des soins prodigués aux patients, cet amendement ajoute trois avis dont le ministre de la Santé tiendra compte lorsqu'il fixera la liste des produits de santé et des examens complémentaires pouvant être prescrits par les infirmiers.
- 114·ARTICLE PREMIERNon soutenu
Les soins relationnels sont centraux dans la pratique infirmière. Ils sont juste cités dans la première mission, toutefois il semble important d'en faire une mission à part entière pour lui donner sa juste place. La proposition de loi destinée à porter la réforme de la profession infirmière énumère aujourd'hui seulement quatre missions principales pour les infirmières : soins techniques, coordination, prévention et formation. Mais où est la relation d'aide ? Cette cinquième mission, pourtant au cœur de la pratique quotidienne, manque cruellement dans les textes. La relation d'aide ne se limite pas au réconfort. Elle joue un rôle fondamental dans la compréhension des traitements et l'adhésion du patient à son parcours de santé. Face à une prescription complexe ou un diagnostic difficile, l'infirmière est là pour décoder l'information, la rendre accessible. Ce “traduire pour soigner” permet au patient de s'approprier son traitement, de mieux le suivre, et donc d'améliorer ses résultats cliniques. Il manque une cinquième mission, pour définir la “relationnelle du soin”, avec l'écoute, l'accompagnement, la relation d'aide, le lien de confiance entre l'infirmière et la personne soignée. Les patients expriment de plus en plus un besoin d'humanisation des soins, de repères dans un système parfois déshumanisant. L'infirmière est naturellement désignée pour jouer ce rôle, grâce à sa présence constante et sa proximité avec les réalités du patient. Cette modification est notamment recommandée par l'observatoire santé et innovation de l'institut sapiens dans le cadre de sa contribution au débat sur la loi infirmière et par la tribune infirmière signée par 19 organisations infirmières.
- 73·ARTICLE PREMIERRejeté
Cet amendement vise à reconnaître et valoriser le rôle essentiel des infirmiers et infirmières libéraux dans la gestion des urgences à domicile, en créant un acte forfaitaire spécifique pour cette mission. Ces professionnels sont de plus en plus confrontés à des situations nécessitant l'intervention d'un médecin. Or, en raison de la surcharge des cabinets et de la pénurie de médecins libéraux dans certains territoires, ces derniers ne peuvent pas toujours se déplacer immédiatement. Dans ce contexte, les infirmiers libéraux assurent une fonction clé en tant qu'interface entre la médecine de ville et l'hôpital, réalisant une première évaluation clinique et relayant des informations importantes aux services d'urgence. Lorsqu'ils contactent la régulation médicale, ils doivent fournir des renseignements précis sur l'état du patient : relevé des signes cliniques, paramètres vitaux, traitements en cours, antécédents médicaux. Cette transmission d'informations est déterminante pour permettre une prise en charge adaptée et optimiser l'intervention des secours. Pourtant, malgré l'importance de ces actes, aucune cotation spécifique ne leur est actuellement attribuée. Ces situations vont se multiplier dans les années à venir. Avec le vieillissement de la population, l'augmentation des pathologies chroniques et la diminution du nombre de médecins de proximité, les infirmiers libéraux seront souvent les derniers soignants à intervenir au domicile. Il est donc indispensable de reconnaître leur engagement en instituant un acte forfaitaire, à l'image de celui mis en place pour la surveillance des patients atteints du Covid. Cette mesure renforcerait leur rôle dans la chaîne de soins, éviterait certaines hospitalisations inutiles et améliorerait la fluidité des interventions d'urgence.